SCÈNE n
RONALD, enirant vivement par le fond, à yauc/ie, ISABELLii, EDITH.
Ronald !
ISABELLE
Eh bien?
RONALD
La bataille est gagnée!
La plaine de Bannock de sang toute baignée , Ne voit plus maintenant un ennemi debout. Nous les avons frappés, vaincus, chassés partout.
.l'avais mis mon espoir, Seigneur, dans ta justice • Ta bonté ma payé mon noble sacrifice ! Et mon frère!...
RONALD
Jamais dans les sanglants hasards , Un courage pareil n'étonna les regards.
Pleins d'admiration, nous le regardions faire. Quels coups il a frappés! quels exploits!.-. l'Angleterre A vu tomber sous lui ses plus grands ciievaliers, Son bras a renversé les plus nobles cimiers. Le ciel était pour nous. Debout sur la colline. Le saint prêtre, tout plein d'une ferveur divine, Mêlant aux cris de mort ses accents inspirés. Nous répétait ces mots : Dieu l'a dit: vous vaincrez '. Puis le soleil parut : la brise orientale Déroula dans les airs la bannière royale ; Bruce calme et terrible établit le combat ; Il commandait en chef ou frappait en soldat. Son coup d'oeil est l'éclair, sa voix est la tempête. Dominant ses guerriers qu'il passait de la tête. Il devenait le but des glaives ennemis; Sur lui des rangs entiers s'élançaient réunis , Le frappaient en criant : Saint George et l'Angleterre... Inutiles efforts! impuissante colère !