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SCÈNE VII

Les MÊMES, M"" D'AIGUEPERSE, MA- THIEU*.

M"" d'aigueperse. Qu'est-ce donc , mon gendre? qu'y a-t-il?

COLOMBET. Rien, belle maman... je rangeais...

M"' d'aigueperse. Je pars la première,

• Céar, Ursule, M»» d'AigHepcrw , M. Mathieu, G»» I«<mbet.

ma ûlle ; mais, niuusieur iMaihieu... [Apereecnnt César. ) Ah! monsieur...

CÉSAR, saluant. iMadame...

M"'* d'aigueperse. Monsieur Mathieu vous attendra , Pauline et vous. Vous êtes prêt à partir avec ces dames, mon gendre?

COLOMBET. Moi, belle maman, oui... c'està-dire...

CÉSAR. Ce pauvre Colombet ! quel malheur qu'il soit souffrant!... il est forcé de rester chez lui.

M"* d'aigueperse. Monsieur?...

CÉSAR, se levant et saluant. Madame. . .

MATHIEU. Colombet souffrant! il a une mine charmante!...

colombet. Et voilà ce qui vous trompe, monsieur Mathieu : je ne me trouve pas bien !

CÉSAR. C'est ce qu'il disait à l'instant même à sa femme!

URSULE. A moi... oui, oui... c'est vrai, il me disait..

CÉSAR. Et il rentrait dans sa chambre; n'est-ce pas, madame ?

URSULE. Oui, oui, dans sa chambre!

MATHIEU. Mais vous venez dîner avec nous!...

COLOMBET. Ah ! bon monsieur Mathieu, présentez, je vous prie, mes excuses à madame votre sœur; je serais un trop mauvais convive, et... je vais me coucher.

MATHIEU. Comment, Colombet ?

M"" d'aigueperse. Mon gendre!...

COLOMBET. Je vais me coucher.

Il sort.

M"* d'aigueperse. Mais, ma fille, suivez votre mari, qu'il revienne... je l'emmènerai moi-même.

URSULE. Il est malade, ma mère!

MATHIEU*. Soit! qu'il reste, puisqu'il le veut; mais vous, mesdames...

M"" d'aigueperse. Ursule, vous allez donner le bras à monsieur Mathieu.

CÉSAR. Oh! quant à moi, je suis bien sûr que madame Colombet aime trop son mari pour le quiiter dans un pareil moment!

M™* d'aigueperse. Plaît-il, monsieur?

CÉSAR. Madame!...

URSULE. Monsieur a raison, ma mè^e; ma place est auprès de mon mari. Présentez mes excuses à madame votre sœur, monsieur mathieu... mais dans l'état d'inquiétude où je suis, je ne pourrais pas rester chez elle.

M"" d'aigueperse. Ma fille!

URSULE. Cela me serait impossible...

Elle sort.

MATHIEU. Madame! {A César avec colère.) Mais c'est vous, nionsieur...

CÉSAR. Vous vouiez m'eramencr avec vous, monsieur Mathieu ?

MATHIEU. Moi?

CÉSAR. Désespéré, mon cher monsieur Mathieu... Prétentez mes excuses à madame votre sœur... je vais au bal ce soir! je ne puis accepter.

M"* d'aigueperse. C'est bien ! monsieur, allez-y, allez-y promptement ! je vous son* balte beaucoup de plaisir.

CÉSAR. Vous êtes bien bonne, madame...

J'ai profité de la permission de revoir mon ami Colombet, et je ne partirai pas que je n'aie appris comment se trouve notre intéressant malade.

Il s'assied.

M"" d'aigueperse. a la bonne heure!...

Monsieur Mathieu, je vous laisse. (Bas.) Ne sortez pas tanl qu'il restera. (Haut.) Quant à Pauline, vous l'emmènerez avec vous. A bientôt...

césar, se levant. A bientôt, madame !

M"* d'aigueperse. C'est à monsieur Mathieu que je parle, monsieur...

Elle salue et sort.

César, la regardant sortir, à part. Bravo 1 nous voilà maîtres de la place !

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