SCENE IX
MARCEL, seul.
Je suis calme; la mort, c'est la paix du malheureux... à ceux qui restent, le remords, à moi le calme du tombeau! maintenant, rendons-lui ces lettres, mais qu'elle sache au moins que je les ai lues. {Il se meta latabk, il cherche et il écrit.)
MAGASIN THE/VTRAL.
«Caroline...» pourquoi ce nom? {Il raye ce qu'il a écrit.) « La trahison et le désespoir se sont ren- » contrés au même lieu... » Point de paroles inutiles. (// ra'je encore.) Rien, non rien! ces mots seulement {il enveloppe les lettres dans une feuille de papier cl écrit) : « AM°»« M"'^ Marcel Gauthier.» Elle comprendrai... maintenant je dois un adieu à mon père... un adieu à mes enfans...mes pauvres enfans que je ne verrai plus... ah! je ne croyais pas qu'un regret put me rendre des larmes... et je les sens couler malgré moi... je ne les verrai plus, ni leur mère!... Mon Dieu !... et c'est ici que j'ai pu concevoir un projet si terrible, que j'ai pu l'exécuter... ici, où tout est vivant de leur souvenir I... Oui, c'cstlà qu'elle se plaçait, là j'embrassais ses genoux... et là, mes enfans, je les ai vus me sourire dans leurs innocentes caresses ! et mon père partout ! {Avec desespoir.) Qui me les rendra ? qui leur donnera un asile, du pain, des consolations? je veux les revoir, je ne veux pas mourir seul, mourir commele méchant... la force me manque... ah! malheureux I malheureux! qu'ai-je fait?
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