SCENE II
Les Mêmes, VICTOR.
VICTOR, enlranl cl saluant.
Madame, mademoiselle...
M™e de GÈVRES.
Bonjour, monsieur Victor, jesuis charmée de vous voir...
VICTOR
Votre accueil a toujours été si bienveillant, madame, qu'il m'a peut-êire rendu indiscret.
Eugénie lui lait un signe d'ialelligcnce. LE DOMESTIQUE.
Je dois dire aussi à madame la comtesse, que M. de Moulerais désire avoir un entretien avec elle, et lui fait demander si elle peut le recevoir.
VICTOR, (Utc iLiivif Ciotintmeni, ei regardant Euijénic.
M. de Monnerais...
EUGÉNIE
Oui, M. de Monnerais, mon tuteur.
M™e DK GÈVRES, uu DoinesLÎque.
Priez-le de m'atteudre dans mon appartement, je vais m'y rendre.
VICTOR, à pari el tioubté.
M. de Monnerais ici!
EUGÉME, u pari.
Mais qu'a-t-il donc?
fti°"^ DE GÈVRES, à pari.
11 paraît troublé. [Ilaui.) Gui, il esl arrivé hier soir avec son fils, el vous m'excuserez de vous laisser un moment, nous avons a causer debeaucoup d'afl'aires... c'est tout naturel, la veille d'un contrat de mariage.
VICTOR, trouble, et regardant Eugénie.
D'un contrat de mariage!
M"e DE GÈVRES, à part.
Ah! j'avais dcvinéjuste! [ffaut.) Oui, Eugénie épouse M. Jules de Monnerais.
VICTOR
Ah! j'ignorais...
M"e DE GÈVRES.
C'est une union arrêtée depuis long-temps.
Depuis long-temps...
L'OUVRIER
M"« DE GÈVRKS.
Mais aujourd'hui, je puis l'annoncer à nos amis, car d;ins quelques jours j'espère que ce mariage sera accompli.
VICTOR
Je félicite mademoiselle.
M"* DE GÈVRES
Je vous crois... tout-à-l'heure, j'aurai à vous parler, monsieur Victor. {A jiart.) Il est temps de pren re un parti décisif.