‹ Magasin théâtralChapitre 1140 sur 1711 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

Les Mêmes, ANDRÉ.

ANDiiÉ. eutniiit.

Ma mère, un navire est arrivé de la Vera-Cruz ; Jious aurons sans doute des nouvelles de mon oncle?

M""* I.Ar.llANGE.

Ne le flatte pas trop, mon ami, il paraît ne plus songer à nous.

Ohl ma dernière lettre était pourtant si pres- .«anle! et à moins que le malheur ne l'ait pour- .suivi là-bas, comme nous ici.

ADÈLE , a part.

Pauvre garçon !

MADELEINE , bas à Adèle.

Taisez-vous, petite bavarde.

ANDRÉ , irisietnenl.

Attendons encore 1

MADELEINE, bus à Adèle, en la poussant. Montrez-vous pour le consoler.

ANDRÉ, apercevant Adèle.

Ciel! vous ici, mademoiselle t

M'"« LAr.RANGE.

Oui, mademoiselle est venue me confier ce qu'on n'aurait pas dû me cacher.

ANDRÉ

Je craignais de vous affliger, ma mère.

M™' LAGIIANGE.

Du reste, je le savais depuis long-temps.

ANDRÉ

Vous le saviez? et qu'avez-vous répondu, ma mère ?

M""" LAGRANGE

Vous l'apprendrez, monsieur, en demeurant quelques minutes avec mademoiselle; c'est elle <iue j'ai chargée de vous faire connaître mes intentions.

Elle!

MADELEINE

Oui, elle. .. est-ce que ça vous déplaît d'apprendre quelque chose de la bouche d'elle ! Si vous l'aimez mieux, mademoiselle s'en ira... je resterai, moi...

ANDRÉ

Toi?

MADELEINE

Est-ce là ce que vous voulez?

M""-^ LAGRANGE

Non, j'ai besoin de toi, Madeleine... viens me servir une tasse de lait.

MADELEINE

J'aurai soin de vous la servir bien lentement

M"" Lagr.iu;;(; el Maiifluinc sorlcnt.

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