‹ Magasin théâtralChapitre 1207 sur 1711 · SCENE YI · texte numérisé non relu

SCENE YI

Les Mêmes, FRANTZ *.

M™e DE RUTNER.

Qu'avez-vous donc, Frantz? Si tôt de retour?

FRANTZ

C'est que, madame la comtesse, je n'ai pas encore été jusqu'à la grande route. J'étais parti avec Karl; mais à quelque distance d'ici, nous avons vu venir à nous, dans l'obscurité, deux figures blanches; nous étions tous les deux un peu étonnés; nous avons continué cependant, et en approchant, nous avons trouvé deux femmes.

M""^ DE RUTNER,

Deux femmes seules ?

* Ciska, la Comtesse, Frantz, Charloltc.

FRANTZ

Oui, madame la comtesse. C'étaient M""" Marguerite et la jeune fille qui la conduit.

CHARLOTTE

Mine Marguerite !

CISKA.

Et oii allaient-elles !

FRANTZ

Elles venaient ici.

M"e DE RUTNER.

Ici! elle qui jusqu'à ce jour... il faut qu'un puissant motif...

FRANTZ

Depuis ce matin, m'a dit la jeune fille, elle est dans une agitation qui ressemble à du délire, et quand elle a su que j'étais près d'elle : « Un asile, s'est-elle écriée, un asile! >>

CHARLOTTE

Que lui est-il donc arrivé?

FRANTZ

Ah! elle ne m'a pas donné le temps de l'interroger... elle m'a tant prié de venir parler pour elle à madame la comtesse, que j'ai laissé Karl aller seul, et que je suis revenu sur mes pas. Elle est au bas de l'escalier.

MusifjUf.

Mme DE RUTNER.

Qu'elle Vienne, mon Dieu! puisque monsieur le comte est absent ; qu'elle vienne et soit la bienvenue parmi nous I

CISKA.

Ah! quel bonheur, Charlotte, nous allons la voir!

CHARLOTTE

Courons au-devant d'elle.

FRANTZ

La voici !

Mm. Marguerite ar.ive con.h.ite par la jeune fille- U comtesse et ses filles se sont avancées jus,,u'.^ la porteilu fond ; elles redescendent ensemble, et FranI' en se retirant, emmène la jeune fille. '

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