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SCENE y III

Les Mêmes, JULES.

JULES

Enfin, je vous trouve, mon père... {AM'^^de Gèvres, qu'il salue.) Pardon, madame.

H. DE MONNERAIS.

Qu'y a-t-il ?

JULES

Un homme s'est présenté au château après votre départ; il a tellement insisté pour vous voir, que je l'ai reçu, et alors il m'a remis cette cassette en médisant de vous la faire parvenir immédiatement, et qu'il y allait de notre fortune...

M™e DE GÈVRES.

Cette cassette, encore...

M. DE MONNERAIS.

Âh! donnez, donnez.

M"'^ DE GÈVRES

Non, non, c'est celle qui renfermait ces bijoux,

Donnez, donnez donc, mon fils.

AUGUSTE, s'en empare au moment où M. de Monnerais va la prendre.

Un moment !

M. DE MONNERAIS.

Qu'est-ce à dire?

JULES

Cette violence !

AUGUSTE

On vous en rendra compte.

«""e DE GÈVRES.

Voyons, peut-êtrey trouverons-nous une preuve.

Y'cîor, Auguste, M""^ de Gèvres et Euge'nie vont vers la table de droite ; Julienne y veut courir aussi.

LOMBARD, à Julienne, en la retenant.

Reste au moins, toi.

VICTOR

Tenez, madame, ce papier.

M. DE MONNERAIS.

Je suis perdu !

M°»e DE GÈVRES.

Donnez, donnez... {Lisant.) « Le nom de l'en- » droit où j'ai caché les papiers que renfermait » cette cassette vaut dix millefrancs... queM.de » Monnerais me les compte dans une heure, ou » bien dans deux j'irai les demander à M™^ de » Gèvres. »

Et cet homme, quel est-il ?

AUGUSTE, qui regarde par dessus l'épaule de

j^fme (}g Gèvres.

C'est Roussillon, je reconnais son écriture.

VICTOR

Oui, oui, c'est bien cela.

JULES, bas à son père.

Par précaution, je l'ai fait retenir prisonnier au château.

M. DE MONTERAIS

Silence !

M™^ DE GÈVRES

Mais où le retrouver?

M. DE MONNERAIS.

Ce n'est pas moi qui suis chargé de vous le dire... Venez, Jules.

VICTOR, courant à la porte du fond.

Non, monsieur, non, vous ne sortirez pas.

JULES

Qu'est-ce à dire?...

VICTOR

Vous ne sortirez pas, vous dis-je !

AUGUSTE

Laisse passer, laisse passer! Messieurs, donnezvous donc la peine de sortir.

M. DE MONNERAIS, à part.

Je l'aurai vu le premier, je suis sauvé!

Ils sortent.

AUGUSTE

Enfoncé, le tuteur !

M™s DE GÈVRES.

Mais il va retrouver cet homme !

AUGUSTE

Oui, mais je connais ses repaires. Toi, Victor, à l'auberge du Vieux-Cerf. Vous, mon père, au bouchon de la Tête-Noire.

LOMBARD, tristement.

Il faut faire mon devoir, j'irai.

VICTOR

Et toi ?

AUGUSTE

Moi, à la piste de ceux-ci, si par hasard le rendez-vous était ailleurs.

M«°e DE GÈVRES,

Mais ils sont en voiture.

ADGUSTE.

Et moi, surdcuxboniies jambes que je ne craindrai pas de fatiguer pour fairele bonheur de Victor, car c'est lui qui est le marquis, j'en suis sûr...

M"»* DK GÈTRES.

Vous nous retrouverez au château de Gèvres, avec votre cousine.

C'est dit!

Venez! venez!

Allons... allons.

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