VAL
Je >ous jure, mon père...
WII.FRID.
Je te jure, mon lieutenant, que tu le laisserais partir.
WORVAL
Brisons là-dessus... vous savez bien qu'en fait de politique nous ne [)Ouvons pas être d'accord.
W1I.FRII).
C'est vrai, je ne l'ai jamais caché, je suis royaliste, moi !
WORVAI,.
Mais vous êtes soldat de la république.
WII.FRID.
Je la sers fidèlement et en conscience... tant qu'elle me paiera exactement... mais je ne l'aime pas, ie ne puis pas la souffrir.
NORVAL.
Mon père...
WILFRID
Oui, mon lieutenant, je te dis que J'esècre ta république et ton parlement et toute la séquelle qui nous gouverne... Ah! dutempsdu vieuxCrom- Avell, je ne dis pas; il pouvait y avoir quelque honneur, quelque plaisir, à se battre, à se faire casser bras et jambes a son service ; mais après lui, rien, rien que des aventuriers qui sont venus, sans avoir rien fait pour s'en rendre dignes, s'arracher pièce par pièce et lambeau par lambeau l'héritage du protecteur... témoin notre colonel.