JEANNETTE, FORTUNÉ, BERTRAND, FINOT
JEAKSETTE.
Voyons donc un peu ces prétendus , comment ils sont faits. (Elle va ouvrir la porte du fond et regarde. ) Tiens ! ça ne ressemble pas aux Auvergnats de Paris.
LES TROIS HOMMES , entrant.
Air de Monsieur Sensible. De notre domicile Mous arrivons céans , Voir Paris la grand' ville , Et nous sommes dedans.
FORTUNÉ
Je crois qu'on s'y plaira , Ah!
BERTRA^n.
Comme je m'instruirai , Hé!
FINOT
On doit bien vivre ici , Hi!
TOUS TROIS
Notre sort sera beau, Oh!
JEANKETTE.
Que demandent ces messieurs ?
( Les trois hommes saluent et se cognent les jambes les uns des autres. — Lazzis. ) LES TROIS FRÈRES.
M. Martin , s'il vous plaît?
JEANNETTE
C'est ici. (Leur offrant des chaises. ) Si ces messieurs veulent se donner la peine de s'asseoir.
FORTUNÉ
La peine !.. c'est un plaisir!
TOUS TROIS, s'asseyant.
Aye!
Quoi que vous avez donc ! Est-ce que j'aurais oublié mon aiguille?...
FlNOT
Les souvenirs de la voiture.
BERTRAND
L'effet d'un pavé très inégal... Queyn Grœci dixêre calios , suivant la belle expression d'Ovide.
JEANNETTE
Je comprends; vous avez été cahotés....
ferme.
FORTUNÉ
Est-ce que le respectable M. Martin n'est pas visible ?
JEANNETTE
Ne vous impatientez pas.... il va venir.... Si ces messieurs voulaient se rafraîchir... Un petit verre d'eau -de-vie ou de rhum...
FISOT.
Merci... nous ne prenons que du lait...
ete-.
JEANNETTE
En attendant le dîner?...
FINOT
Ah ! on va bientôt dîner! j'ensuis bien aise.
BERTRAND
Nous ne prendrons rien avant d'avoir vu l'homme recommandable auquel nous sommes adressés.
JEANNETTE
Alors, je vas aller lui dire que vous êtes là.
FORTUNÉ
Vous nous ferez honneur et plaisir.
(Us se lèvent tous les trois. ) JEANNETTE.
Ne vous dérangez pas. (A part. ) Ils ont l'air fièrement gaudiches , tout de même.
(Elle sort.)
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