‹ Magasin théâtralChapitre 1673 sur 1711 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Mêmes, PHOSPHORIEL.

FIDELISE.

Est-ce qu'un frère a besoin de se faire annoncer chez sa sœur?

PHOSPHORIEL.

Oh/ un frère/

>I.\RGOTO>' .

Dam / c'est tout comme. . . Depuis dix-sept ans élevés ensemble, jouant ensemble, vous disputant ensemble.

FIDELISE.

Oh /bien rarement.

MABGOTOV,

Et puis est-ce que maître Sténo ne vous appelle pas aussi son enfant?

PHOSPHORIEL.

Il est vrai.

iiR : Rninancc du Puits d'Amour.

Seul, itolé sur celte terre

Sans avenir et sans secours .î'aliais mourir quand ■votre père, De l'orphelin sauva les jours :

Chaque soir pour lui, moi, je prie, Car je dois à mon liienfaileur Le bonheur da tonte ma vie, Puisque je lui dois une sœur.

FIDELISE.

Bon Tonio.

MARCOTO.

Eh/ mais. . . j'y pense. . . il no sait pas la grande nouvelle. . . laites donc votre compliment à votre petite sûL'iir.

PHOSPIIOr.lEL.

En eiïet, je n'avais pas ape/cu cette lidie toilette.

FIDELISE.

Est-elle de votre goût?

- A[R du Piéjrc.

Regardez hien ma robe de salin, A'esi-ce pas qu'elle est élégante ?

PHOSPHORIEL.

Porté par vous ce corsage est divin.

FIDÉLISE.

Vouj approuTCï, jo suis conlcnte.

LA FILLE nr CITL.

Votre beauté sur tout se réHéchil, Lorsqu'à lîome chaque coquette l'ar la toilette s'embellit Vous embellissez la toilette.

MARGOTO.

Hein/ Voilà un compliment qui ne sent pas le frère du tout et il ne faudrait pas parler ainsi devant monsieur Jobardinès. . . le futur de mamzelle.

PHOSPHORIEL, avec émotion.

0 ciel / que dites- vous? quoi Fidéline/. . . vous vous mariez/. . .

MARGOTo>, à part.

Je vous demande un peu ce que çà peut lui faire... Tiens, est-ce que par hazard ?. . .

FIDELOE.

Oui, Tonio, aujourd'hui même, dans quelques heures mon contrat sera signé...

PHOSPHORIEL.

Et à moi, moi votre frère, votre ami d'enfance, vous n'avez pas confié... Ah/ c'est mal, très-mal.

FIDELIJJE.

Tonio , mon frère, pardonnez-moi ' Mais ce mariage s'est décidé de suite et je n'ai même pas été consultée.

PHOSPHORIEL, avec espoir.

Ainsi vous n'aimez pas celui qu'on vous destine.

FIDELISE.

En quoi cela peut-il vous intéresser ? pourquoi cette question?

PHOSPHORIEL, s'oiibliant.

Pourquoi?... parce que j'ai trop longtems gardé un secret qui m'étoulTe. enfin parce que je...

Ici une musique céleste se fait entendre, et les lutins répètent l'air final du prologue i|iii n'est entendu que de l'hosphoriel.

LES LLTI>S.

Deviens sou appui sur la terre Ltsois sou ange lutélaire.

Surtout rappelle-toi, mo« frère.

L'arrêt que le sort a porié ; Songe à ton immortalité.

PHOSPHORIEL.

Ah /malheureux/... Unmot depluset elle était à jamais perdue pour moi.

FIDELISE.

Tonio/ écoutez- moi.

PHOSPHORIEL.

Adieu, Fidéline, adieu pour toujours.

Jl sort précipitamment.

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