‹ Magasin théâtralChapitre 1687 sur 1711 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

PHOSPHORIEL.

Pauvre Fideline, elle a tout oublié et pour elle comme pour son père, comme tous les mortels, to!:t ce que l'existence a de fantastique, de mystérieux n est que songe... Que ne puis-je rêver aussi comme eux.." Ce mariage... Eh! bien, C3 mariage?... D'où vient qu'à cette seule pensée je sens mon cœur battre? d'où vient que j'éprouve un trouble inconnu, étrange!... Oh! je ne puis plus me i lo dissimuler.,, jo i'aiîiie... oui, moi, géni©

là LA riLLK

des aîrs, 'j'aîme une mortelle ! et elle va appartenir à un autre... Oh! non, cette union ne s'accomplira pas, et dussé-je lui faire l'aveu de mon amour... Que dis-je?... et la défense de Miranda?... et la loi du destin?... en l'oubliant, je deviendrais feu follet, je perdrais mon immortalité !

AIR du démon de la Nuit.

Malgré ce décret solennel

Si je lui disais : je tous aime ,

Pour enfreindre la loi suprême

Je serais exilé du ciel...

Beau ciel, yen taToùte éternelle,

Mon cœur ne se sent plus porté.

Qu'importe l'immortalité

Si j« ne puis Ti^re aTcc elle !

Même air.

Avec elle il faudrait Tieillir Je verrais changer mon Tisage, * Puis il Tiendrait bientôt un âge

Où l'amour n'est qu'un souyeuir.

Eh bien ! que le Temps sur son aile Mo perde dans réternilé.

Qu'importe l'immortalité Poarvu que je meure avec elle.

Maison vient : c'est Jobardi nés et Sténo... Caché derrière ces statues, j'écouterai leur entretien. Malheur à mon riva! si ce fatal mariage s'accomplit.

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