‹ Magasin théâtralChapitre 1699 sur 1711 · JOBARDL'^ES, STENO, MARGOTON · texte numérisé non relu

JOBARDL'^ES, STENO, MARGOTON

Parens, A.mis.

CHOEUR

Air de Lucienne, Qu'on avance En silence L'espérance Nous conduit, Marchons sans bruit I] est minuit.

STÉNO, montrant une tombe.

C'est là, sur la tombe de ma pauvre Marianna qu'elle devrait être. . . et personne... Avançons encore.

Il heurte Jobardinès.

J0BARDi;\ÉS.

Grâce pitié. . . respectables parens.

MARGOTO:^.

Qu'est-ce que c'est que ça ?

JOBARDinÈS.

Tiens, c'est le beau-père, toute la noce, et Margoton aussi. . . Regardez ce que c'est, sans elle je vous prenais pour des esprits.

MARGOTO:V.

Grossier ?

STÉHO.

Voyons, parle, ma fille, l'as-tu rencontrée?

JOBARDINES.

Ma future. . . Il est bien question de ma future, quand je viens de faillir être assassiné en allant à sa recherche... Quelle récompense honnête!

MARGOTOi»,

Que dit-il !

JOBARDISES.

Plus bas, Margoton, les cimetières ont des oreilles.

STÉIHO.

T'expîiqueras-tu ?

JOBARDIJiis.

Figurez-vous que tout-à-l'heure un affreux monstre (à -part). Monstre mo semble hasardé. . . S'il m'entendait [liant avec intenthn). Je veux dire un individu ma! couvert [toujours avec intention). Vous me direz peut-être il n'avait pas Ic: m'^yens. . . Figurez-vous, dis-

LA FILLE D UCIEL.

je, que ce monsieur qui avait sans doute des conlrariétés [haut avec intention), car quel est celui qui n'a pas ses petites contrariétés. . . voulait tenter de me ravir l'existence.

STÉ?fO.

Un assassinat!

JOBARDII^ES.

Eh! non,., ii me prenait pour un autre..* Tant il y a pourtant que je l'eusse gobé {haut avec intention). (Une erreur est si vite arrivée!) Si mon cousin Piétro ou mon oncle Bénëdict sortant de sa tombe ne lui eussent fait des représentations à mon bénéfice.

Pauvre fou !

MARGOTOIV.

Et vous avez reconnu leurs voix?

JOBARDISES.

Comme j'entends la vôtre. . . Dieu ! qu'ils étaient laids.

STÉ?fO.

Et nous qui perdons notre temps à écouter cet imbécille. . . Allons, poursuivons nos recherches; suis-nous. ..

JOBARDI.TirS.

Dans un cimetière. . . jamais. . .

STÉ?fO.

Eh ! quoi, au milieu de nous.

JOBARDi:VÈS.

Eh! bien, alors entourez-moi tous que je puisse marcher les yeux fermés. . . Margoton donnez-moi la main, je vous épouserai pour la peine.

MARGOTOIt.

Poltron!

JOBARDl^fÈS.

^ Margoton, je m'accroche à vos jupes.

STÉIVO.

Hâtons-noiîs,

REPRISE DU CHOEUR

Ils sortent par la droite.

Page 1