ACTE V, SCENE V
MOULINET. '
Figurez-vous qu'il raiinail... à pierre fendre.
DUVAL
Et Marie?
MOrLINCT.
Ah (lame !.. bien sûr qu'elle ne pensait plus au iilou... c'est-à-dire non... au voleur... mais cependant, toutes les fois qu'il se présentait un monsieur à canne à pomme d'or , comme vous, ou bien un simple tourlourou comme moi, elle fourrait tout à la porte, et, quand mon Dominique lui racontait son chagrin et ses amours, elle lui disait avec sa petite voix douce et triste: Dominique, je ne puis que vous plaindre... je lie puis pas être h vous... je suis engagée à un autre par serment.
Dr VAL.
Par serment?.. Oh ! pauvre Marie!
(U pleure.) MOULINET, h part.
Tiens, qu'est-ce qu'il a donc? il paraît que mon éloquence Timpiessionne. J'aurais dû èire avocat, moi; j'aurais fait larmoyer les jurés comme des moulins à eau î
DIVAL.
Je vous remercie, mon ami, des renscignemens que vous m'avez donnés.
(U sonne. Ivan paraît à la porte.)
MOULINET
Il n'y a pas de quoi, Monsieur.
DUVAL
Je sais que vous avez une mère pauvre et âgée; (Lui donnant une bourse.) ollrez-lui cela de ma paît.
MOULINET
De l'argent... jamais. Tiens, c'est de l'or... C'est différent, j'accepte pour ne pas l'humilier... (A part.) Plus que ça de louis d'or russes... je suis vexé de n'avoir pas aperçu sa figure.
DUVAL, à Ivaii.
Reconduisez... Adieu, mon ami; nous nous reverrons.
MOULINET, à part.
Nous revoir... mais je ne l'ai pas vu du tout. Faut qu'il soit borgne ou qu'il n'ait qu'un œil, c'est sûr. (il sort.)