‹ Magasin théâtralChapitre 25 sur 1711 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

iNDRÉ ef MARIE, à la gauche du public; GE- NEVIÈVE et PIERRE, paraissant sur le seuil de la porte à droite.

ANDRÉ, las à Marie.

Allons, mamselle, faut lui parler tout de ite.

MARIE

Oui, oui, André, je vais le faire.

il faut

GENEVIÈVE, ù Pierre.

La voici ; allons, du courage, mon fils, lui parler à l'instant.

PIERRE

Oui, ma mère, oui, à l'instant.

ANDRÉ, à Marie.

Eh bien, vous avez l'air de grelotter.

MARIE

C'est que je pense à son chagrin, si j'en aimais un autre.

GENEVIÈVE

Voyons donc, Pierre, tu semblés tout tremblant.

Dam ! ma bonne mère, c'est que je n'ai pas l'habitude de parler d'amour. ... et commencer à mon âge...

GENEVIÈVE

Va donc, il le faut ; avant ton départ, il faut bien qu'elle apprenne de toi-même que tu dois être son mari.

PIERRE

Vous croyez?

GENEVIÈVE

Oui, oui; va donc, va donc.

ANDRÉ, à Marie.

Allez ferme, ça lui fera fichtrcmcnt de plaisir.

MARIE

Vous pensez?

ANDRÉ

Oh! oui, oh! oui.

GENEVIÈVE, poussant Pierre.

Du courage!

ANDRÉ, poussant Marie.

Ferme donc! ferme donc! et de l'hardiesse!

Pierre et Marie se trouvent tout près l'un de l'autre et se prennent la main.

MARIE

Pierre 1

PIERRE

Chère Marie !

Fameux! les y voilà.

GENEVIÈVE, à part.

Je me trompais, il n'y a personne au monde qu'elle puisse préférer à mon fils.

André et Geneviève se trouvent nez à nez et se rcganK ni. ANDRÉ.

Mère Geneviève, y fait bigrement beau temps, si le cœur vous dit d'un bout de promenade, je vous offre mon bras.

Ils sortent ensemble en faisant des signes, l'un à Marie-, l'autre à Pierre.

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