I.K l'AUlSIEN
Un tout petit, pas davantage. Cric!
TOCS.
Crac !
DAKliîL, .se levant et tapant sur le ventre du Paits:eii.
Ah! satané de farceur de Parisien, avec tes crici:rac !
LE l'AUISIEN.
Hein! qu'est-ce que c'est, Champenois!
DANIEL
Et tes magies ! et tes poules noires et blanches! M'en as-tu fait assez avaler de toutes les couleurs ?
LE PAÎIISIEN.
J'espère bien que ça n'est pas fini, mon élève, et qu'aujourd'hui même...
DANIEL
Non, non, j'en ai assez comme ça; merci, Parisien, merci; je n'en veux plus...
PARISIEN
Plaît-il? je crois que le Champenois commence à se dégourdir.
DANIEL
Un peu, mon fiston! Cric!
TOCS.
Crac !
|[ii lr.ii)[io encore
III le Ventre, (;t fous les ni.Tlelots se niellent à rire.
LE PAniSIEN.
Prends donc garde, animal.
DANIEL
Je vas l'expliquer ça... je suis à sec... tous les écus de six livres... disparus ..
LE PARISIEN
Ah: bah!
DANIEL
Plus i)ersoniie... alors tu comprends... j'ai assez dépensé pour n'être plus un jobard, pour être déluré et dégourdi, comme lu dis... ( Ici le
'il df mer commence à le reprendre. On rit ; il se ,x-iiciit, et coniiune: ) Aussi, à part que jechancelle encore de temps en temps comme si j'avais lampé un petitverrede trop, et que j'ai un horriblemal... le tête, je m'habitue à l'état; je deviens marin dans lame, je deviens farceur comme toi, Parisien, lousticet blagueur comme toi, sacristie! Cric!
TOUS
Crac!
LE PAniSIEN.
Voyez-vous! voyez-vous, mon élève; c'est l'effet de la magie.
DANIEL
Juste .. elle m'a joliment profité, va, la magie, surtout auprès de ce sexe enchanteur à qui tout rend hommace.
En vérité?...
Champenois.
Tout le niunde se <^'ou
LE PARISIEN
Conte-nous donc un peu ça,
autour (lo lui.
DANIEL
Oh! les femmes! les femmes! Tu avais bien prédit, Parisien : tant [)lus que j'en ai rencunlré sur mon passage, tant plus que j'ai été leur luttuné vainqueur.
LE PARISIEN
C'est l'effet de la magie.
DANIEL
Écoute plutôt : le jour de celte fameuse horoscope, je sais, mon bon Parisien, que lu as |iartagé bravement mes écus de six livres avec les camarades. Toi, mon petit Grainde.sel, lu as aciieté avec ça une jolie bague à ton objet, Madeleine liazu... la blonde.
GRAINDESEL.
Qu'est-ce qui le Ta dit?
DANIEL
Tiens, v'ià la bague.
GUAINDESEL.
Comment! elle te l'a donnée?
LE PARISIEN
C'est l'effet de la magie.
Ils rient toos.
DANIEL
Vous, mon brave monsieur Jean, vous aveï donné une épingle d'or a voire adorée, la veuve Thomas... belle brune, sans me fiatter.
JEAN
D'où sais-tu ça ?
DANIEL, riiouiiani iepittgle à sa chemise. Tiens! regarde, l'ami.
JEAN
Mon épingle, à toi... sacré tonnerre !
LE PARISIEN
C'est l'effet de la magie. Cric!
DANIEL
Enfin, toi, Parisien, tu as fait cadeau d'un très-beau foulard a la grosse Jacqueline... la rouge.
LE PARISIEN
Eh bien i
DANIEL
Eh bien!... reconnais-tu ça, mon inailre?
LE PAKtSlKN.
Sacré nom! c'est mon foulard.
DANIEL
C'est l'effet de la magie. Cric !
Cracl
Daniel se sauve.
JEAN
Champenois, tu me le paieras...
GRAINDESEL.
Et moi aussi, j'aurai soin de toi au baplèrno.
LE PARISIEN
Champenois , fais-moi souvenir que je le dois une grandissime ration de calottes.
LE NAUFRAGE DE LA MEDLSE
DANIEL
Enfoncé ! le Parisien, enfoncé !
Il sort en lui faisant des deux mains ua geste de dérision. Pendant ce temps, André', qui e'taitde quart à droite, se retourne, et adresse la parole aux matelots qui ont remonte' le Ihe'âtre pour suivre Daniel.