JOLIBOIS, LATOURIÈRE, PEREZ, LÉONOR
LA TOURiÈRE, introduisant Ferez.
Entrez, entrez, seigneur Perez.
JOLIBOIS
Que vois-je? notre hôte!
LÉONOR, apercevant son père et se levant vivement. Mon père !
JOLIBOIS
Oh! attends, va... je ne serai pas long à tirer mes guêtres.
II court mettre le crocbet aux deux battans de la balle. LÉONOR.
Qui l'amène?... que penser?...
FEREZ, à la tourière.
Quel est cet homme?
LATOURIÈRE.
Un marchand colporteur de divers petits objets à l'usage de nos jeunes pensionnaires.
LÉONOR, avec intention.
Etqui se disposait à s'en aller quand vous êtes entré, mon père.
JOLIBOIS
O mon Dieu, oui, je pars. {A part.) Je voudrais déjà être bien loin d'ici.
LÉONOR, àpart.
Je tremble qu'il ne le reconnaisse.
LA TOURIÈRE
Mais je vais aller prévenir M""' la supérieure que vous êtes là, seigneur Perez.
FEREZ
Non, reconduisez cet homme; ma fille ira m'annoncer à la supérieure.
LÉONOR*
Dépêchez-vous donc, brave homme, dépécheavous donc.
JOLIBOIS
Voilà! tout de suite. {A part.) Au fait, ce vieux hibou-là me regarde avec des yeux qui me font frémir. {Mettant sa balle sur ses épaules.) Ahl mon Dieu I
* Jolibois, Le'onor, Perez, la Tourière.
L'ELEVE DE SAINT-CYR
Ift
LA TODRIÈRE*,
Qu'avoz-vous donc?
JOLIIlOIS.
Rien, rien, le pied m'a tourné, et la douleur... {Â pari.) C'est pas possible, mon lieutenant u'est pas sur mon dos.
LATOORIÈRE.
Voyons, venez-vous?
JOLIBOIS
J' vous suis, j' vous suis. {A part.) Est-ce qu'il aurait osé... Oli! j' peux pas croire ça... pourtant c'est bien loger.
LA TOURIÈRE
Eh bien?
JOLIBOIS
Ehl mon Dieu, me voilà. ( A part. ) Je ne sais pas, mais je serais plus tranquille si je pouvais emporterle couvent sur mes épaules.
Il sort suivi de li Tourière.
LÉONOR
Enfin je respire 1
Sur un gcslc de Ferez, elle sort par la porte de gauche.
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