SCENE PREMIERE
LÉONOR, seule, tombant épuisée sur une causeuse, Et toi aussi, mon Dieu, Dieu de miséricorde, tu es sourd à mes prières ! autrefois, dans mes plus amères douleurs, dès que j'avais invoqué tOn saint nom, je sentais la paix rentrer dans mon ame; aujourd'hui rien ne saurait calmer le tourment que j'endure! Je donnerais mon sang le plus pur, dix années de ma vie pour savoir ce qui s'est passé après cette falale revue! et Paquita... Paquita ne revient pas!... n'a-t-elle encore rien appris? [Se levant.) Mais peut-être elle n'ose plus revenir... tout est découvert... Anatole n'est plus! mon père l'aura poignardé. Eh bien! qu'on vieixne nie l'annoncer, au moins... quand ce serait mon hère, un couteau sanglant à la main... iln'axemi)li que la moitié de sa tâche, il lui reste encore ma vie à prendre... il me semble, hélas! que je la sens qui s'échappe... mes idées seconfondent... (Se laissant retomber sur la causeuse.) Ah! si Paquita tarde encore, elle me trouvera folle oumorte au retour.