SCENE VIII
ANDRONIC , puis BARDAS , PHOCIUS,
STYPIOTE.
ANDRONIC. La comtesse vient de partir!.; maintenant, à l'œuvre... (Il fait signe devant une fenétre.)Yoicï ma première tentative ; Dieu veuille qu'elle réussisse et pour eux et pour moi ! car si j 'échoue , au lieu de larmes répandues, il y aura du sang...
(Bardas, Phocius , Stypiote entrent.) Stypiote, approche... où m'as-tu dit que le cavalier normand s'était endormi ?
STYPIOTE. Au forum du cheval d'airain, monseigneur.
ANDRONIC. C'est bien... maintenant, écoute. Une jeune fille, la nièce de la comtesse, sortira bientôt d'ici pour se rendre au monastère des Servantes de la Vierge. . . Tu lui arracheras son voile... puis tu traverseras aussitôt les places et marchés de Constantinople, en te vantant adroitement de l'avoir reçu en gage d'amour de la jeune comtesse Agnès de Montfort... Et demainje t'échangerai ce voile contre une fortune... Va... tu m'as bien compris?
STYPIOTE. Parfaitement, monseigneur.'
Il sort.
ANDRONIC, à Bardas et Phocius. Yous deux , attendez ici mes ordi'es... (^ pari.) Comtesse de Montfort!... et toi, jeune Agnès , les femmes déshonorées n'entrent pas au palais des Césars. . . Et maintenant, rum !...
11 sort.