SCENE XV
Les Mêmes , AGNES , accourant par la galerie , sans voile et ses cho'eux en désordre.
AGNÈS. Ma mère! ma mère!
LA COMTESSE. îMoii enfant I
Elle court à elle.
AGNÈS , effrayée. Quels sont ces hommes ?
LA COMTESSE. Ne crainsricn, mon enfant!... et dis quelle est la cause de ton effroi, de la pâleur... Tu souffres... ah ! parle! parle!
AGNÈS. Comme je sortais du monastère, manière, un homme se jciant sur moi m'arracha mon voih ; puis il .illail terrasser IMichil qui liitlait rouire hii , (.juand un cavalier latin se ])iécipiia sur cet homme; Michel aussiiôi s'tnfuit à sa vue; et moi, iestée seule... clfiayéo, je me mis à courir... oh! mais, je ne dois plus tri;iubler... car je suis dans les bras de ma mèie. .
LA COMTISSE, plairani. Pauvre enfant!
i^A part.) L oni-ils donc déjà condamnée ?
l'empereur. Ce n'était pas assez d'une victime, Anilronic Comnène, il vous en fallait deux à vous, insensé qui croyez ciue le crime aura l'impunité , vous avez voulu perdre aussi la nièce de l'impératrice ; et moi, je la déclare ici princesse de Constantinople, et ferai proclamer que je donnerai bonne récompense à celui qui l'a défendue. Merci à vous, mon cousin, qui avez conduit ici tout ce monde , car il faut à cette heure des sénateurs et patrices pour accompagner jusqu'au trône la femme de leur empereur... et des soldats pour conduire le traître et l'infâme dans les prisons du palais... et malheur à vos complices!.. Soldats ! vous m'avez entendu... vous ferez votre à.e\oiv...{Aux scnalcurs :) Vous, messieurs... suivez-moi...
AGNÈS , « sa mère. Vous pleurez , ma mère!...
HÉLÈNE, ncec amour. Viens, mon enfant , que la comtesse Hélène t'embrasse encore uae fois I
l'empereur. Donnez-moi votre bras , madame. .. ma blessure semble s'agrandir.
la COMTESSE. Vous souffrez ?...
l'empereur. Oui, je souffre... j'ai besoin d'un appui... soyez le mien. ( ^ Agnts. ) Vous , jeune fille , votre main! {Il lui prend la main.) Celui qui promet de vous aimer ne tiendra peut-être pas bien long-temps sa parole; mais son affection sera sincère. ( Il se retourne t^ers Androiuc , semble souffrir et se contraindre... Aux sénateurs : ) Venez , messieurs...
Il sort accompagne de la comtesse, Agnèi et suivi des sénateurs.
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