‹ Magasin théâtralChapitre 590 sur 1711 · PIERRE, ÉRIC · texte numérisé non relu

PIERRE, ÉRIC

ÉRIC, les suivant des yeux.

Dans trois heures, il seront tous deux mortsivres et ne nous inquiéteront point cette nuit... nuit décisive, nuit de bataille...

PIERRE

Nuit terrible peut-être, ami... elle vient; vois, le jour disparaît... Nuit de mort ou de vengeance, [se découvrant) \ç, te salue... je t'attends depuis cinq ans. [A Eric.) Dans cinq heures d'ici, les trois cents vieux soldats que j'ai vus moi-même viendront par différens chemins se réunir dans la vallée de Geval, où je dois les joindre avec Peterson et quelques hommes encore.

ÉRIC

Peterson... j'ai toujours craint la trahison de cet homme.

PIERRE

En me confiant à lui, Éric, j'ai voulu plus d'espoir et de plus grands dangers , j'ai doublé l'enjeu dans cette partie sanglante. Qui la gagnera ? Dieu le sait déjà... Demain nous le saurons tous...

ÉRIC

Dieu sera pour nous!... et maintenant , sans retard... je cours chez le prieur de l'abbaye.

PIERRE

Et moi, je retourne aux mines.

ÉRIC

Oii vous reverrai-je avant l'heure ?

PIERRE

Avant la grande heure, n'est-ce pas? Ici , car je sens que j'y reviendrai, pour y revoir encore une fois le vieil André et sa fille Marguerite... une fois, pour la dernière peut-être...

ÉRI«.

Ici, donc? [Itsnwnic'îii la scèiie.)'Mais Arvide revient; que veut-il ?

ARVIDE, entrant accompagné de Frédage.

C'est encore moi, compagnon; tu partais; va, et en te hâtant tu atteindras facilement Severin... Moi je viens de rencontrer un mien frère de Bohème, un compatriote qui veut se reposer; le temps seulement de lui serrer la main , et je serai des vôtres.

ÉRIC

Tu sais, Arvide, que le rendez-vous est à l'auberge de l'abbaye.

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AKVIDE.

Et je ne vous laisserai pas boire sans moi...

Éiuc, à Pierre.

Viens, Pierre.

Pierre tt Eric sortent el jirenuent chacun une route, après s'être fait quel([ues signes d'intelligence.

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