SCENE VIII
Les Mêmes, Officiers, Soldats, Peuple,
GUSTAVE, à Frédage, Recevez, monsieur, les acclamations, c'est une '» sainte récompense.
FRÉDAGE, dans une horrible anxiété.
Prince, mon émotion me le dit assez.
GUSTAVE
Et de cette émotion que je partage je veux perpétuer le souvenir. {S'adressanià ?0!/$.) J'ordonne que tous les ans, à pareil jour, des réjouissances publiques auront lieu dans toute la Suède ; j'ordonne aussi notre départ pour Stockholm; des courriers partiront aussitôt pour annoncer partout, sur notre chemin, l'arrivée de Frédage... (A Frédage.) Nos soldats vous serviront d'escorte, et
comme à tout général vainqueur les Wasa, mes ancêtres, ont toujours accordé ce qu'ils pouvaient souhaiter, parlez, que voulez-vous ?
FRÉDAGE.
Votre signature sur un parchemin.
GUSTAVE
Vous voulez m' engager î
Non, mon prince.
GUSTAVE
Une condamnation !
FRÉDAGE.
Non plus.
GUSTAVE
Une grâce?
FRÉDAGE.
Je veux seulement éviter un malheur.
GUSTAVE
Je m'en rapporte à votre humanité, je serai discret. ( A un capitaine. ) Capitaine Ingell, un parchemin.
FRÉDAGE, à part.
Wolgann est perdu !
Le Capitaine en met un sur la table ; et pendant que Gustave e'crit, Arvide s'est approché de Fre'dage.
ARVIDE.
Eh bien! ta frayeur ?
FRÉDAGE.
Disparue, tu le vois.
ARVIDE.
Et 'Wolgann?
Je le tiens.
Et André ?
Aussi. Va-t'en 1
FREDAGE.
FREDAGE.
Arvide rentre dans la foule. Gustave remet le parcliemiii à Frédage, qui s'incline.
GUSTAVE, aux officiers.
Et maintenant, en chemin pour Stockholm; nous traverserons à pied la ville d'Hédémora. Suiveznous, messieurs. {A Frédage.) Votre main...
Il prend Frédage par la main et sort avec lui;; la foule applaudit et sort à leur suite en criant : yii>e Frédage 1 L'on voit un liomme resté sur un banc de pierre qui est près d'un pilier; il a la tête appuyée dans ses deux mains, il la soulève lentement, et l'on reconnaît Cliristoplie.
WWVWVVWWXVWVWVVVVWVWVWWVVVl.VWVVIVWWWX'VVVW^WVX