SCÈNE IV
Les Précédents, GEORGES; LE MINISTRE,
au fond ; liOMMES ARMÉS.
marguerite.
Vous voyez... le ministre d'un côté , les meurtriers de l'autre... là l'autel, ici la tombe... Choisissez !
CAMPBELL
C'est une infâme trahison... mais vous en fie rez les victimes... Au secours !
GEORGES
Pas un cri! pas un mot, ou vous êtes mort! Ceci n'est pas une trahison ; c'est une justice... Et voyez !... nous ne nous cachons pas , nous autres; l'on sait ce que nous faisons, et pourquoi nous le faisons... (A tous.) Cet homme qui est devant vous a , par violence , ravi l'honneur de ma mère, et, par violence, ma mère se fait rendre son honneur... Écoutez, milord, chacun fait suivant ses forces : vous vous servez de l'échafaud pour le crime , je me sers du poignard pour la justice. Vous avez des bourreaux, j'ai des assassins : chacun sa part, chacun son tour! (Lui prenant le bras violemment.) Donc, vous allez épouser ma mère à l'instant , ou , par mon père que vous avez fait tuer, je vais vous tuer!... Allez ! vous autres, vous servirez de témoins... Allons, milord , la main à votre fiancée, et que Dieu vous soit en aide.
( Il étend le bras vers la porte du fond à droite, Campbcl lui lance un regard de rage, saisit brusquement la main de lady Glenarvon, et entre avec tout le monde dans la chapelle. )
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