GEORGES, CLARY
CLiRY.
Ah! Dieu soit béni! Georges, je vous rencontre.
GEORGES
Clary, nous nous étions promis de ne plus nous revoir.
CLàBÏ.
Et je voulais tenir ma promesse, malgré la douleur que m'aurait causée votre absence... mais les circonstances m'ont forcée de venir.
GEORGES
Comment?
CLAEY.
Mon père, ennemi acharné de votre famille, ne veut pas qu'il reste un seul Glenarvon en Angleterre.
GEORGES
Est-ce ma mort qu'il veut?... ô mon Dieu, si ce n'est que cela, laissez-le faire, Clary; je ne le maudirai pas maintenant.
CLARY
Non, ce n'est pas cela.
Veut-il que ma mère et moi nous disparaissions de la face de ce pays comme une race exterminée?... Eh bien , il sera satisfait! car nous voulons abandonner pour jamais cette terre qui est pour nous toute pleine de douleurs, tout ensemencée de tombeaux, toute peuplée de fantômes.
CLARY
Non, non; ce n'est pas cela.
GEORGES
Qu'est-ce donc ?
CLARY
Il vient de demander et d'obtenir contre vous et votre mère cet ordre de déportation en Amérique.
( Elle lui tend le parcbemin. )
GEORGES, le prenant.
Nous , déportés !
CLART.
Oui ; mais, pendant quil erre dans Londres, à la recherche de cet ordre , vous avez le temps de vous échapper et de gagner la mer.