ACTE V, SCÈiNE V
GEORGES, absorbe.
Déportes !...
CLARY, doucement.
Georges!
GEORGES, se réveillant.
Ah! oui... oui... Clary, vous avez raison... il faut... oui, nous allons nous échapper... Adieu !
CLARY
Georges, laissez-moi rester encore.
GEORGES
Non... non... Clary... c'est impossible... il faut nous séparer...
CLARY
Pourquoi?
GEORGES
Eh bien, je vous l'ai déjà dit : votre présence ici pourrait éveiller les soupçons... Adieu.
GLAF.Y,
Georges , vous ne me donnez seulement pa» le baiser d'adieu?
GEORGES
Pauvre femme! dans un instant, elle n'aur.i peut-être plus personne. (Haut.) Adieu donc , (il l'embrasse au front.) Clary! quoi qu'il anive, pardonnez-moi et priez pour moi.
CLARY
Que voulez-vous dire, Georges?
Rien, rien ! je ne sais, mais... au momenî de nous quitter... Allez!... allez!
CLART.
Eh bien ! eh bien, non! je resterai ; je sens qu'il y a un malheur qui pèse sur vous et sur moi... Non ! quoi que vous puissiez dire et faire, je resterai.
GEORGES
Clary ! ( A part. ) O mon Dieu ! (Haut. ) Mais, Clary, vous oubliez qu'en restant ici vous me perdez, et qu'en partant vous pouvez nous sauver peut-être.
CLARY
Ah! pardon ! pardon ! Georges ! je cours chez mon père.... Tout!... tout pour vous ! même mon dernier moment de bonheur... Adieu.
(Elle sort.)
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