‹ Magasin théâtralChapitre 81 sur 1711 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

LONGUE-ÉPÉE, seul.

La rampe- baisse. Premier ministre dans l'empire d'Orient!., et pas d'ivresse dans le cœur; pas de joie... Pourtant j'ai quelquefois rêvé si- , lencieusemeut la grandeur... Ah! je rêvais

LONGUE-KPKR LE NORMAND

un pouvoir qui mettrait entre mes mains la destinée «le plusieurs bataillons... mais non pas seulement celle d'une pauvre fenuue... N'importe! je suis assez grand pour avouer mon amour.... Je suis ministre et favori d'un empereur... Sans cet empereur... Agnès serait mariée... sans lui.... demain, peut-être... et par lui, je pourrais l'aimer... ma vie tout entière; mais à quel prix?., sans doute. Allons!., j'ai promis de ne plus songer, de ne pas chercher à prévoir.. Agnès doit m'appartenir !... et que me fait l'orage qui peut gronder autour de moi, pourvu que j'arrive au port avec elle ! Je fermerai les yeux pour ne pas voir agir la main qui me protège, et ne les rouvrirai

que pour conduire Agnès à l'autel et

alors je l'enunènerai bien loin de cette cour maudite, où les poignards ont des poisons... et les hommes et les femmes... des secrets... J'en tuerai le souvenir, j'oublierai le ciel et la terre pour ne voir qu'elle, n'adorer qu'elle... Laissons donc s'engloutir les heures... attendons... attendons...

Il s'assied, !\!icliel entre par le foml.

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