‹ Magasin théâtralChapitre 980 sur 1711 · BRUNO, MELCHY, FLAVY, MARIE · texte numérisé non relu

BRUNO, MELCHY, FLAVY, MARIE

FLAVY

Eh bien, Bruno, as-tu commencé de chanter ta ballade?

BRUNO, troublé.

Oui, monseigneur.

FLAVV.

Marie ne paraît pas y avoir pris un grand plaisir; car elle est toute troublée.

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MARIK

Cesl que, monseigneur, cette heure de nuit, je n'avais pas l'habitude de la consacrer aux choses mondaines... je priais.

FLAVT.

A l'abbaye, oui ; mais mailtenant...

UARIE.

Permettez-moi de rentrer dans ma chambre pour remplir ce pieux devoir.

FLAVT.

A la condition que vous reviendrez près de moi, près de votre protecteur.

MARIB.

Mais...

FLAVT.

Sans cette promesse...

MARIB.

Je reviendrai.

Marie entre dans sa cbambre, & droite.

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FLAVY, seul, rêvant.

Noble et gracieuse enfant! Mais d'où vient que je manque de résolution près d'elle? Ah! c'est qu'elle ne ressemble pas aux autres femmes!... Oui, malgré les brûlantes inspirations de la nuit et de la solitude, mes sens sont calmes. Mon cœur seul est agité d'un sentiment que je ne connaissais pas... Serait-il donc vrai que, tôt ou tard, dans la vie, il faut éprouver cet amour qui subjugue Vamc sans faire naître d'impétueux désirs? Plus jeune, je n'ai connu que la violence... et aujourd'hui je cherche la témérité, et je ne trouve plus en moi, Flavy le redoutable capitaine, comme ils m'appellent. Oui, je serais môme fâché que Mario i'Cil faible comme les autres... Je ne sais ce «jui scna.'jsc en moil cette jeune fille n'est-elle que la vainc illusion de ce sentiment nouveau, ou bien (>st-('llc une réalité céleste... J'éprouverai son cœur, je s.'iurr>i ce qu'elle est... à la femme vulgaire, l'an^tnir qu'elle veut; à l'ange l'hommage qu'il rnéiiic.

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