‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 112 sur 1577 · SCENE Vil · texte numérisé non relu

SCENE Vil

NAPOLÉON, DUBOIS, DUROC, CAULAIN- COURT, MARÉCHAUX, GRANDS DIGNI- TAIRES.

NAPOLÉON

Eh bien! Dubois, qu'ya-t-il, qu'avez-vous?..

DUBOIS

Sire, je ne sais... je ne puis plus répondre...

NAPOLÉON

Le danger est survenu, n'est-ce pas?..

DUBOIS

Oui, Sire...

NAPOLÉON

Est-il si grand que vous ne puissiez le surmonter?..

DUBOIS

Non, Sire , non, sans doute ; mais je ne suis pas dans une situation ordinaire... Le calme qu'il me faudrait m'abandonne, et je l'aurais gardé partout ailleurs... Mais, quoi!.. Tout un peuple est dans l'attente, et je tremble sous ma responsabilité!..

NAPOLÉON

Dubois, souvenez-vous de ceci : quoiqu'il advienne, je ne pourrai attaquer votre science et je ne songerai qu'a votre dévouement... Reprenez donc votre fermeté... oubliez que vous êtes aux Tuileries... Il n'y a plus d'Impératrice, il n'y a qu'une femme ; je ne suis plus Empereur ; je suis un homme, un père de famille, un bourgeois de Paris... Votre main... du courage, du sang-froid!.. Venez!., venez!..

(Il sort avec Dubois.)

DUROC

Partout le même, cl toujours grand!..

C4ULAINCOURT.

Oui, aucun événement ne pcul le prendre en

défaut ; il est au niveau de tout, par le génie et par le cœur...

DUROC

Sans lui, Dubois perdait la tête...

CAULAINCOURT

Je le crois... Il disait bien... Tout un peuple est dans l'attente, et il s'agit d'une dynastie...

DUROC

C'est maintenant qu'on pourra apprécier ce divorce auquel l'Empereur ne se désida que par une vaste pensée d'avenir...

CAULAINCOURT

Messieurs, cette inquiétude qu'exprimait Dubois serait-elle donc justifiée?.. (Entr'ouvrant une porte.) Personne ne viendra donc nous dire... qui nous avertira?.. (Le canon se fait entendre.)

TOUS

Ah!..

(Anxiété générale jusqu'au vingt-deuxième coup de canon : en ce moment, cris prolongés au dehors.) CAULAINCOURT.

C'est un prince!..

«sMse 999999 mmsq 99 9999999999 999e 99999s es 99 9999 09mmm

Page 1