‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 113 sur 1577 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les Mêmes, NAPOLÉON.

NAPOLÉON

Oui, Messieurs, c'est un fils qui m'est né, c'est le roi de Rome!..

TOUS

Sire...

Que Paris, que la France apprennent la naissance de cet enfant qui vivra, qui grandira pour la patrie... Que cette nouvelle retentisse dans l'Europe!.. Je suis heureux, Messieurs, bien heureux!..

TOUS

Sire...

NAPOLÉON

Ah! c'est maintenant que je puis rêver l'avenir, car je suis père et j'aurai un héritier de mes desseins!., je ne bâtirai pas sur le sable... Je ne (n'éteindrai pas comme ces souverains sans postérité qui, en mourant, lèguent à leur empire les tempêtes révolutionnaires!.. Et puis, voyez vous, être père, c'est tout un monde d'émotions nouvelles, inconnues qui s'ouvre devant nous!., c'est obtenir ce que je n'avais pas, tout puissant que je fusse, ces douces joies de la famille qui vous reposent si bien!.. Allons, Messieurs, voyons, que me demanderez-vous, que voulez-vous ; c'est un jour où je ne puis rien refuser?..

CAULAINCOURT

Sire, nous sommes heureux pour vous, pour la France... On ! cela nous suffit !..

NAPOLÉON

Oui, je.le sais... oui... Tenez!., il faut qnn cet é»èmj ment |,ortc bonheur à ions les <

qii iti m né ; |ne le r i [toi ie

daj.i tome l'étcudue de i'eu pire !.. Ils puur-

ïont compter sur ma sollicitude !.. Suivez-moi, Messieurs; allons présenter mon fils au peuple et à l'armée!..

(Ils sortent : un moment après, on entend au dehors des acclamations prolongées.)

MHaeiètne tableuw.

La place du Parvis Notre-Dame. — Le portail de Notre-Dame, dans le fond.

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