SCÈNE XIV
D'OSBORN, seul.
Cette lettre va me donner la clef de tout ce mystère, et justifier, sans doute, le jeune Ernest (Lisant.) Oui, c'est cela. Mulgrave avait dérobé la dépêche, à l'insu du secrétaire de la chancellerie, le jour même où celui-ci venait d'en adresser copie au roi. Mulgrave, en échange de cette trahison, devait recevoir un grade et un titre à la cour de Vienne. A l'appui de cette déclaration, il invoque le témoignage du général bavarois Wolfde Rœdcrer. Uuiisictu de Fridb'.ra est
innocent. Ancnne autre charge ne s'élevant contre ce jeune homme, cette lettre suffira pour amener ïm rnmplet acquittement, qui, je l'avais compris, était dans le désir du roi.
SCÈNK XV.
D'ORBORN , M. DE MITTAU.
MITTAU , entrant par le fond et venant de gauche. Général , je n'ai rien trouvé chez monsieur de Fridberg qui se rattachât à l'affaire que vous devez examiner. Dans un tiroir secret que monsieur Ernest refusait d'abord d'ouvrir était un paquet de lettres particulières; le prévenu m'avait supplié de ne pas m'emparer de ces lettres, tout à fait étrangères, disait-il, à la politique. Je lui ai répondu que les ordres du roi étaient précis.
Il remet les lettres et entre chez le Roi.
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