‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 1440 sur 1577 · UNE LETTRE · texte numérisé non relu

UNE LETTRE

Un salon.

riosité, d'une exigence insupportables, et il est de mon devoir de ne pas me soumettre en esclave à tous vos caprices...

d'orbe. Oh ! c'est trop fort... Madame, au nom de toute l'autorité que j'ai sur vous, je vous ordonne...

Claire. Je vous ordonne ! ah ! vous ne m'avez pas habituée à ce mot-là , monsieur.

d'orbe. Eh bien... eh bien , je ne t'ordonne pas... Est-ce que j'ai dit cela? est-ce que j'ai pu le dire?... Je suis despote, c'est vrai... mais tu sais bien que je suis mpable de t'ordonner quelque chose ; ais... mais je te supplie au nom de toute la tendresse que j'ai pour toi , Claire, de ne pas me faire souffrir davantag

Claire. A la bonne heure. Je vous aime mieux quand vous parlez ainsi... Tenez , je souffre autant que vous, vous le voyez bien ; vous me faites de la peine avec votre jalousie... aussi , quoiqu'elle n'ait pas le sens commun, je vous paidonne ; il faut bien passer quelque chose à son mari, et si je pouvais répondre à vos questions , ce serait déjà fait

d'orbe. Ainsi , vous refusez encore !

Claire. Il le faut... Oh ! ne m en parlez plus, monsieur, c'est une résolution irrévocable.... Ecoute, monsieur d'Orbe, tu sais bien que je n'aime pas trop à garder

LA NOUVELLE HËLOJ

le silence , et si je me tais, c'est que j'ai des raisons , des raisons majeures pour me taire.

d'orbe. Allons, jeté crois... Comme tu disais, il faut se fier à sa femme.

claire. Toujours.

d'orbe, à part. Toujours. C'est égal, je voudrais bien savoir qui diable a pu lui écrire.

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