D'ORBE, CLAIRE
d'orbe. La voilà !.. ah ! je sens que ma fureur... Madame... Je ne peux plus parler... j'étouffe... elle s'approche de moi.. , quelle audace !
CLAIRE , à elle-même. Il est seul ! M. de Wolmar vient d'entrer dans son cabinet... et je puis lui dire tout bas, bien bas... ( Elle se trouve auprès rie lui , regarde encore de tous les calés dans le salon, pour s'assurer que personne ne hjs écoute , puis enfin lui dit tout-à-fait ii l'oreille ;) Mon ami , ta jalousie est injuste comme toujours... Je te le jure, je ne suis point coupable; je t'aime, et je n'aime que toi... Je ne puis m'expliquer davantage; mais, une fois encore, pour notre bonheur à tous, croisen ma parole, et défie-toi des apparences.
d'orbe. Les apparences!., quand j'ai surpris dans vos mains cette lettre...
CLAIRE. Silence!., on pourrait nous en tendre . . .
(Elle montre le cabinet où vient d'entrer M. de Wolmar.) d'orbe. Comment?
CLAIRE , mettant mystérieusement le doigt sur sa bouche. Tais-toi ! tais-toi !
(Elle sort lentement par le fond. D'Orbe la regarde sortir d'un air stupéfait.)