‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 1455 sur 1577 · WOLMAR , D'ORBE · texte numérisé non relu

WOLMAR , D'ORBE

(Les deux amis se tiennent par la main, et gardent un instant le silence.) WOLMAR. Ah ! cet instant vient d'effacer pour toujours jusqu'au souvenir de mes malheurs.

d'orbe. Oh ! les braves jeunes gens !

les braves jeunes gens ! ( A part. ) Je les aurais soufflés qu'ils n'auraient pas dit autre chose.

wolmar , avec joie. Et maintenant , mon ami , mon cher d'Orbe... maintenant je suis de ton avis... je suis heureux... oh ! bienheureux de les avoir revus ; mais tu avais raison , il vaut mieux peut-être que je ne me sois d'abord pas présenté à eux.

d'orbe. N'est-ce pas ? Au moins, tu es sûr d'avoir lu dans leurs cœurs et de les avoir bien jugés.

wolmar. Je ne veux pas , je ne dois pas même avoir l'air de connaître ce projet de mariage.. .je dois leur épargner cet embarras , cette position pénible où ils devraient être en ma présence... ami, charge-toi d'abord de les prévenir , de les préparer... moi, je lésai revus, je puis attendre encore... Oh! pas longtemps, bientôt, bientôt je reviens

là , auprès de toi , auprès d'eux , pour vous embrasser tous.

d'orbe. Eh bien ! je vais les appeler et

leur dire mais, pendant ce temps, où

iras-tu , Wolmar? que vas-tu faire ?

wolmar. Et ! que sais-je? j'ai de quoi occuper ma pensée... je suis heureux...

Ah ! c'est une joie folle, indicible , incroyable!., c'est le bonheur de deux âges à la fois , celui d'un amant qui retrouve sa maîtresse , celui d'un père qui retrouve ses enfans. .. A bientôt, d'Orbe.

D'ORBE. Oui , à bientôt.

(Wolmar sort par le fond.)

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