‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 1502 sur 1577 · SURREY, TOM WOOD · texte numérisé non relu

SURREY, TOM WOOD

Surrey va s'asseoir à gauche; aussitôt que tout le monde

est sorti , Tom sepre'cipite à ses pieds.

Grâce, mylord, grâce pour un malheureux qui vous a laissé sacrifier et qui n'a pas tué votre assassin !

SURREY

Debout, Tom, quand le genou ploie, c'est qu'on est coupable, et mon amitié t'absout.

Tom se relève.

TOM

Ah! pourquoi dans cette nuit fatale où vous avez quitté les murs de Westminster, m'a-t-il été impossible de fuir avec vous? J'étais dans la tour de Saint-Georges attendant avec une cruelle impatience l'heure de notre bienheureuse réunion. Elle sonne, je descends à la porte, elle était fermée , et je me serais plutôt brisé contre elle que de l'ébranler. Oh ! que j'ai maudit ! Un instant après, j'ai entendu le bruit de votre rame frappant l'eau, et puis les cris des gardes de Clinton, quand ils ont atteint votre barque à peu de distance du rivage. Et leur joie, les misérables, changeait mon désespoir en une rage insensée. Enfin le moment est venu, et je n'ai pas pu vous sauver.

SURREY

Je te crois, Tom NVood, car je connais ton cœur.

TOM

Mais tout n'est pas perdu encore. Les hommes de Tcmple-Darr savent briser les échafauds... vos amis sont au milieu d'eux prêchant votre délivrance.

SURREY

Ma délivrance est au ciel!

tom , à part.

Lady Géraldine et le duc de Richmond m'attendent sur la place de la Tour, je dois au moins faire qu'il les revoie. Votre main, mylord.

SURREY

Dans mes bras; adieu, Tom, pour toujours!

tom.

Pas encore, mylord ; espérez, espérez !

Il sort.

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