SCENE VIL
Les précëdens , ROIS et PRINCES.
l'huissier, annonçant. Sa Majesté le roi de Bavière , Sa Majesté le roi de Wurtemberg , Son Altesse Impériale le vice-roi d'Italie, Sa Majesté le roi de Naples.
napoléon. Mon frère de Bavière , vous devez être content de moi ?
le roi de ijavière. Sire, il faudrait être ingrat, croyez que je n'oublierai jamais vos bienfaits. Deux fois vos armes victorieuses
ont sauvé mes états héréditaires. Et vous venez d'ajouter le Tyrol à mes possessions.
napoléon. C'est une belle et bonne province, mon amitié ne s'arrêtera pas là ; votre maison a toujours été une bonne alliée de la France, qu'elle lui demeure fidèle, et le rang de la Prusse peut lui appartenir un
jour J'aime à croire aussi que mon frère
de Wurtemberg est satisfait [A Joseph.)
Et vous, mon frère Joseph, êtes-vous content de vos nouveaux sujets? je vous ai déjà donné Naples, j'espère bientôt y joindre la Sicile. [A Eugène.) Qu'avez-vous, prince? la fortune du roi de Naples excite-t-elle votre ambition? vous connaissez mes vues pour vous en Alle*magne.
eugéne. Sire , les grandeurs dont Votre Majesté m'a comblé ont dépassé mes espérances.
napoléon. Eh bien ! qui vous inquiète ? parlez, mon fils.
elgène. Je puis perdre ce titre.
napoléon. Avcz-vous cessé d'en être digne?
eugène. J'ose croire que non. Cependant des bruits sourds me font craindre que ma mère
napoléon. Eugène , quelque sacrifice que le salut de mon empire impose à mes sentimens, Joséphine sera toujours l'amie de mon choix , et toi , tu ne cesseras point d'être mon ami , mon fils.
l'huissier. Le grand duc de Saxe-Weimar, Son Altesse le grand-duc de Bade , Son Altesse Royale l'électeur de Saxe, Son Altesse le prince de Lichtenstein, ambassadeur d'Autriche.
napoléon. Mon hôte , je remercie Votre Altesse de sa noble hospitalité.
l'électeur de saxe. Sire, Votre Majesté peut commander en ces lieux , j'ai déjà donné des ordres pour que mes troupes cèdent à la garde impériale l'honneur de veiller sur vous.
napoléon. Mon frère, je me crois parfaitement en sûreté chez vous. Dans le palais de l'électeur de Saxe , d'un prince honnête homme , la garde ordinaire du souverain est ce qui convient davantage à un ami; vos gardes saxonnes sont d'ailleurs un superbe corps.
LE GRAND-DUC DE SAXE-WEIMAR. Sire, j'ai
une grâce à demander à Votre Majesté.
napoléon. Votre Altesse n'a qu'à parier.
le grand-duc. Mon neveu , le prince de Léopold de Saxe-Cobourg demande à servir près de vous comme aide de camp.
napoléon. Ce désir est flatteur pour moi Le prince a-t-il fait la guerre ?
le grand-duc. Oui, sire, mais il oubliera bien vite ce qu'il en a appris, pour ne se souvenir que des leçons d'un aussi grand maître.
napoléon. Mon frère l'électeur de Saxe, l'Autriche et la Russie, viennent de m envoyer leurs ratifications; je suis heureux de vous saluer le premier du titre de roi et de grand-duc de Varsovie ; vous me serez , j'en suis certain , un allié fidèle.
le roi de saxe. Mon frère , lié par les
MAGASIN iUEATUAL.
traités avec la Prusse el la Russie, j'ai été le dernier pi mi' i Imis à l'alliance de
Volri devenait
un jour contra i nier à vous
l'hoissier. i ine de Pru
Son Altesse le grand-duc Constantin!