SCENE V
les prëcédens, CAMHKONNE.
CAMBROBBE. Que tout le monde se retire... Grenadier, ne laissez approcher [iersonne. napoiion. Qu'est-ce à dire, général?
CAMBROBBE. Lisez, sire.
napoli. on. Une lettre d'Eugène.
il lit
« Mon cher général ,
» On m'a fait donner ma parole de ne » point écrire et de ne point chercher à voir » celui que je ne puis oublier. (Pon Eugène ! » Je tiendrai ma promesse; cependant je. » crois devoir vous prévenir, comme un vieil » ami ,que vous ayez à quitter promptemeni » l'île d'Elbe... Le séjour des côtes de l'Italie » est malsain , c'est la route d'Afrique, et les s vents de cette région donnent la mort. Au » reçu de cette lettre, retournez en France... »
Il réfléchit.
CAMBROBBE. Eh bien,sire?
napoléon. Eh bien ! général , Eugène vous donne peut-être un bon conseil.
CAMBROBBE. S'il est bon pour moi, il est encore meilleur pour Votre Majesté.
napoli on. Retourner en France!
CAMBROBBE. Tous vos amis vous y engagent, le peuple vous attend, l'armée vous désire.
napoléon. Non, non, je ne puis sur de simples soupçons; je ne ferai rien que je n'aie vu Drouot.
Cambrobbe. Il sera peut-être trop tard ; il est sans doute encore à Naples.
DM officier. Sire, le général Drouot.
Cambronne. Son arrivée vaut une victoire.