SCENE VII
JOSSELIN, LA FËE.
JOSSELIN
Une belle dame!..
LA. FÉE
Je suis la fée Miranda.
JOSSELIN. -
Ma marraine!..
LA FÉE
Je viens me mettre à ta disposition, et te dire qu'à ton âge, quand on a de bons bras, de bonnes jambes,' on doit avoir du courage; c'est une lâcheté de plier devant le malheur... Il faut que tu vives !
JOSSELIN
Est ce qu'on peut vivre sans Julienne?... Je n'avais qu'une Julienne, pour tout potage, on me la prend , on me l'enlève.
LA FÉE
Je tâcherai de te la rendre.
JOSSELIN
Son père est entêté comme une vache espagnole; c'est un vieux mulet breton...
LA FÉE
Oh ! ce que veut une femme... surtout quand elle est fée... Est-ce que tu crois que l'on peut me résister?..
JOSSELIN
A moins d'être aveugle... Moi, d'abord, je ne vous résisterais pas !
LA FÉE
Il veut manquer à sa parole; pour te séparer de celle que tu aimes, il va partir pour Paris...
JOSSELIN
Dieux! partir !.. Vous voyez bien... à Paris, elle se perdra!..
LA FÉE
Nous les suivrons.
Oh! tenez, je les entends, parlez-leur, ma marraine, vous êtes si gentille, vous les emblcmerez.
LA FÉE
Le moment n'est pas venu... ils ne me verront pas, je veux demeurer invisible à leurs yeux.
(Jobardek, Floumann et Julienne sortent de l'auberge. )
SCÈIS VIII.
Le Mêmes JOBAR. ;, FLOUMANN, JU- »E.
JOBARDEK.
Ma sœur, gardez bien la maison.;."
JULIENNE
Comment, mou père, c'est donc bien vrai que nous partons P.,
jon\r.DEK.
Oui... les voyages forment la jeunesse... C'est
assez pleurnicher... vile, en roule... à Paris! à Paris !..
FLOUMANN.
Je vous ai fait préparer une locomotive nouvelle, nous voyagerons par le chemin de fer atsmosphérique.
.TORATIDEK.
Celui dans lequel je prends des actions?
Oui.
Avec prime ?
Parbleu!