SCÈNE I
JOSSELIN, tombant sur son derrière.
Eh ben!.. eh ben!.. Passarès1... Gare là-dessous!.. Mais, marraine, vous me jetez-là comme un paquet de quèqu' chose pour la blanchisseuse!.. (Il regardeautourdelui.) Disparue?.. Oui, elle m'a quittée une demie-heure pour aller voir unedesesamiessurlemont Cocasse... Me voilà à Paris, dans l'hôtel où doit descendre M. Jobardek, ce vieux téta féroce, elle m'adonne un moyen de le ramener à moi... et puis ceci... (Il tire une cravache de son haut de chausse.) C'est pour le faire marcher!.. Pourvu que dans la route ce gredin de voyageur n'ait pas ensorcelé ma petite Julienne... Oh! qu'il me tarde de la revoir... Si je pouvais me loger incoguenito... Tiens, mais dans l'alcôve, cette localité est ordinairement favorable à l'amour... et au repos... après un voyage comme celui que j'ai fait... de Concarneau ici, toujours en l'air... c'est fatigant... un vol de cent cinquante lieues... On en met aux galères qui n'ont pas volé tant que ça... Nous avons traversé des tas de nuages et toutes sortes de vents qui souillaient d'ici et de là... Si je n'ai pas un coup d'air, je serai bien heureux... Et des peurs!.. Il y a eu un moment où nous avons bien failli accrocher le soleil... il ne s'en est pas fallu de l'épaisseur d'un cheveu... (On entend en dehors Jobardet appelant: Ohé 1 garçon! la fille!., mon sac de nuit, mes pantoufHes.) Dieu! le père abhorré de mon objet adoré !.. Filaverunl !..
(Il entre dans l'alcôve à droite.)