SCÈNE II
TJLRICK, RICHARD, JEANNE MARTENS, NIOCELLE, FRIDOLIN, CLAES, Garçons Meuniers.
JEANNE MARTENS, à Niocelle.
Maintenant, ma fdle, tu vas aller tout préparer pour le souper.
FRIDOLIN
Ah! oui, à propos... j'aime encore mieux ça qu'une ballade, moi... d'autant plus que j'ai une faim!..
RICHARD
Oh ! notre digne précepteur à toujours bon appétit.
FRIDOLIN
Mais oui, grâce à Dieu!..
JEANNE MARTENS, à Ulrick et à Richard.
Quant à vous, mes enfans, il faut penser à notre festin de demain. Notre vivier est vide ; le temps est beau, allez- vous-en ensemble à la pêche aux flambeaux.
ULRICK
J'irai bien seul, ma mère.
JEANNE MARTENS
Non, non, quand vous allez ensemble, vous réussissez toujours mieux... Oh! décidément, Richard est plus heureux que toi.
ULRICK
Oui, je lésais bien,., toujours plus heureux et sans doute aussi plus adroit? Eli bien ' qii'p aille donc sans moi alors... Aussi bien je suis fatigué... je souffre!
(11 prend un siège et s'assied avec humeur.)
RICHARD
Pauvre frère ! c'est jouer de malheur, une veille de noce!., (A dais, en lui tirant l'ordre ) Et toi, petit fainéant, viens-tu ?
FRIDOLIN
C'est ça, lire, tire fort... il mérite correction... cest un mauvais sujet, un propre à
ULRICK
Claes est à mon service. Je l'ai chargé dusoin de l'ecune, et du moment que j'en suis content moi, personne ici n'a droit de lui rien dire pi encore moins de Je maltraiter.
RICHARD, lâchant l'oreille de Claes.
Ne te fâche pas, frère, ne te fâche pas.
CLAES, à Ulrick.
Merci, maître.
(Il fait la nique à Fridolin, et sort par la porte de droite.)
RICHARD, à Jeaune, lui montrant l I-iek. Qu'a-t-il donc? Je ne l'ai pas encore vu cru r humeur pareille.
JEANNE MARTENS, bas.
Laisse-moi avec lui... (Haut.) Va, mon enfant, bonne chance !
(Il sort suivi des garçons, munis de tous les ustensiles nécessaires pour la pêche.)
NIOCELLE, bas, à Jeanne, eu montrant Ulrick. Ne le grondez pas trop.
(Elle sort par la gauche.)