SCÈNE IV
ULRICK, JEANNE MARTENS, FRIDOLIN, NIOCELLE, puis RICHARD.
(Nlocelle entre avec une servante, qui l'aide à porter une table toute servie, et sur laquelle il y a cinq couverts.)
NIOCELLE.
J'apporte la table, parce que nous avons vu de loin revenir Richard, (a Fridolin endormi ) Eh bien ! maître, est-ce que vous ne soupez pas?
fridolin, se réveillant en sursaut.
Qui est-ce qui dit qu'on ne soupe p;!S? C'est ce petit enragé de Claes, sans doute... il aura tout mangé, le vorace !
NIOCELLE.
Mais non, c'est que vous dormiez.
FRIDOLIN
Du tout, je lisais.
NIOCELLE.
Vous lisiez, les yeux fermés.
FRIDOLIN
Alors je rêvais que je lisais... Ça revient au même.
NIOCELLE.
Eh bien ! si ça revient au même, rendormezvous, et vous pourrez rêver que vous soupez.
FRIDOLIN
Espiègle!.. Dieu! la bonne soupe aux choux!
(Richard paraît en ce moment avec les garçons qui portent le poisson.)
RICHARD
Nous voilà, mère, et il était temps, car un orage terrible se prépare.
JEANNE MARTENS
Quelle pêche magnifique! (Aux garçons.) Allez mettre tout ça dans le vivier !
ulrick, à part.
Il n'est pas mon frère... mais qu'esi-il donc?
NIOCELLE.
Allons, à table.,. Eli bien ! Ulrick, tu ne viens pas?
ULRICK
S! lait, me voilà.
NIOCELLE.
.lion Dieu! tu as encore l'air triste.., Est-ce que tu souffres toujours?
ULRICK
Oui... toujours.
RICHARD
C'est l'impatience d'être à demain, pas autre chose, j'en suis sûr... Le fait est que demain, oh ! demain, il sera le plus heureux des hommes!
FRIDOLIN
Oui, certainement... Mangeons la soupe.
(Jeanne Martens sert a chacun une assiette de soupe aux choux. A ce moment on frappe à la porte du fond. Il fait des éclairs et il tonne.)
#»r«9e &? «e ©e wexs»*ee se ©seees e»-^ ©eeessMeee* ce t&*ç>ï****