‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 308 sur 1577 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les Mêmes, JEANNE, NIOCELLE, puis ULRICK.

MATHIAS BROWER.

Que fais-tu donc? Elles pouvaient bien attendre la fin de mon interrogatoire... Voyons, qu'elles nous laissent.

Mais il est trop tard, Monseigueur... car voilà le chevalier.

MATHIAS BROWER»

Ah! diable!., (a Fridoiiu.) Allons* ce sera donc pour uuq autre fois.

FRIDOLIN

Ouf... m'en voilà quitte!

(Ulrick parait, et en entrant il va s'élancer vers sa mère. Claes lui montre le justicier et il s'arrête. Moment de silence).

MATHIAS bbower, avec Intention.

Sire Arundei... cette bonne femme... cette obscure vassale... qui avait cru vous reconnaître... et que vous ne connaissez pas... a désiré vous voir et vous parler avant son départ... Je lui ai dit que vous auriez certainement grand —plaisir à l'entendre.

ULRICK

Et vous ne l'avez pas trompée, Monseigneur. MATniAS BROWER, se croisant les bras.

Vous pouvez donc parler, bonne femme...

nous vous écoutons... (silence.) Eh bien ! vous ne dites rien... vous n'aviez donc rien à dire ?

Ck.AES.

C'est que la présence d'un aus-i grand personnage que vous, Monseigneur, l'intimide sans doute... Tenez, voyez, elle est toute tremblante... et je suis sûr que tant que vous gérez là elle ne pourra pas dire un seul mot.

MATHIAS BROWER.

Cependant, les devoirs de ma charge...

ULRICK

Comment?... Votre maître vous a-t-il donc prescrit d'assister aux audiences que je donne ?

MATHIAS BROWER.

Non, pas précisément; mais il m'est enjoint de faire reconduire ces deux femmes au bourg de Saint-Donat, avec une escorte de nos gardes.

ULRICK

Eh bien ! veuillez donc faire attendre un moment l'escorte, elles vous rejoindront tout-àl'heure.

MATHIAS BROWER, à part.

Allons, c'est fini, je ne saurai rien ! Oh ! mais plus tard, plus tard!.. (Haut.) Puisque décidément je suis de trop, je me retire.

(Il fait un signe de menace en sortant).

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