SCENE II
VICTOR seul, puis GROS-PIERRE,
VICTOR. Eh bien ! \\<us autres, iànledans, êtes-vous morts?
gros-pierre, de V intérieur. Vcilà! voilà! Qui est-ce qui sonne?
Victor. C'est moi, ouvre.
gros-pierre, ouvrant la fenêtre, un fusil à la main. Qui vous?
Victor. Comment! tu ne me reconnais pas, animal?
gros-piètre. Tiens, c'est notre jeune maître; je vous demande pardon. Dame! vous savez, comme on attend les Prussiens d'un moment à l'autre, on se barricade.
Victor. C'est bien, c'e^t bien. iN'est-on pas prévenu de mon arrivée ici?
gros-pierre. Oh! si fait; monsieur le colonel nous a envoyé un expi m hier.
Victor. Et où était-il hier?
GROS-PIERRE. A Arcis-sur-Aube.
Victor. Alors la voiture est prête.
GROS-pierre. Toute chargée, monsieur Victor.
victor. Préviens ma sœur de mon arrivée afin qu'elle s'habille.
gros-pierre. Oh! ce ne sera pas long. Comme elle vou-i attendait d'un moment à l'autre, je crois qu'elle sYst jetée sur son lit toute habillée.
France, de l'intérieur de la maison.
Mon frère! c'est toi, mon frère!
gros-pierre. Tenez, la voilà.
VICTOR. Oui, petite sœur, c'est moi.
(La porte s'ouvre. \ Viens! viens!