‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 365 sur 1577 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

VICTOR, FRÀftCE.

fùance. Oh! que je suis contente de te

voir; oh! comme j'avais peur! Tu sais que l'ennemi n'est plus qu'à quatre ou cinq lieues d'ici. Mon père m'a écrit que tu venais me chercher pour me conduire à Paris.

Pauvre père ! il est à Arcis-sur-Aube; l'as-tu vu en passant?

Victor. Non, je suis venu par la route de Chàlons.

France. Et l'Empereur, où est-il?

Victor. Il de\ait quitter Paris dans la nuit du jour où je l'ai quitté moi-même.

France. Et que dit-on à Paris ? A-t-on quelque espoir? L Empereur ne laissera pas l'ennemi aller plus loin, n'est-ce pas?

victor. Il faut l'espérer, France. En attendant, apprête-toi... on est allé chercher les chevaux. Tu emmèneras Brigitte, préviens-la.

France. Oh ! elle ne se fera pas attendre, sois tranquille. Mais, entre donc.

victor. Non, je veux parler à Fortuné Michelin.

France. Ah loui, c'est vrai, il est revenu... Tu sais, cette malheureuse Catherine...

victor. Je sais tout ; je viens de la voir. Pauvre enfant! Justem nt voilà Fortuné qui se réveille. . . laisse-moi causer un instant avec lui... Dans dix minutes nous partons.

France. Embrasse-moi encore une fois, frère. Oh ! je suis si contente de te revoir! (Elle l'embrasse.) Bonjour, Fortuné 1 (Elle rentre.)

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