‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 388 sur 1577 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

Les Mêmes, LE GÉNÉRAL MICHEL.

l'empereur. EU bien?

MICHEL, Sire, la gravité de la nouvelle que j'ai à apprendre à Votre Majesté excusera ma présence.

L'EMPEREUR. Parlez, Monsieur.

miuhel. Sire, Bliicker et ses soixante mille hommes ne sont plus devant nous; ce que

nous croyions son armée, n'est qu'un rideau placé pour cacher son mouvement. Bliicker est parti hier à six heures, et marche sur Paris.

l'empereur. Sur Paris!

Michel. Oui, Sire, par Nogent et Provins. Il a maintenant dix heures d'avance sur votre majesté ; dans trois jours il peut être devant Paris

l'empereur, se jetant à bas du lit. Caulaincouit, qu'on appelle Caulaincourt....

Toute l'armée sur pied, nous partons dans dix minutes... Ah! Caulaincourt, c'est vous! venez; vous retournez à Chàtillon.

caulaincourt. Mis pouvoirs, Sire?

l'empereur. Vous avez carte blanche, Monsieur. Sauvez l'honneur de la France, voilà tout ce que je demande.

caulaincourt. Mais pour vous , Mre, que demandet ai- je, qu'exigerai-je ?

l'empereur. Rien ! Napoléon ne dépendra jamais que de Napoléon. Allez.

Page 1