SCENE X
Les Mêmes, L'EMPEREUR.
l'empereur. Et maintenant à Joseph.
« Mon frère, conformément aux instructions verbales que je vous ai données et à l'esprit de toutes nos lettres, vous ne devez permettre en aucun cas que l'impératrice et le roi de Rome tombent entre les mains de l'ennemi. Vous serez plusieurs jours t>ans avoir de mes nouvelles; si l'ennemi s'avance sur Paris avec des forces telles que toute résistance devienne inutile, faites partir dans la direction de la Loire, la régente, mon fils, les grands dignitaires, les ministres, les officiers de la couronne et le trésor. Ne quittez pas mon fils et rappelez- vous qne je préférerais le savoir dans la Seine, plutôt qu'entre les mains des ennemis de la France. Le sort d'Astyanax prisonnier m'a toujours paru le plus malheureux (Le l'histoire.
- NAPOl ÉILN. »
Mais qui portera cette 1 ttre, en qui pourrais-je avoir une conliance si entière? Ah! Bertaud, mon ami.
bertaud. Sire!
l'empereur. Bertaud, tout blet-sé que tu es, il faut a l'instant même partir pour Paris, remettre cette lettre à mon frère Joseph ; entends-tu, à lui, et pas à un autre. Bertaud, pette fois, c'est plus que ma vie qu'il faut sauver; c'est celle de ma femme et de mon (ils. Pars, pars, mon ami, tandis que les communications par Villenove et Coulommi. rs sont libres encore. Pars ; mais qu'attends-tu donc, dis?
bertaud. Sire, j'attends la bague.
l'empereur. Eh bien, donc, prends, entêté. (Il la lui donne. A Emmanuel.) Suive/, votre oncle, Monsieur; vous me réponde/, de sa vie... A cheval, messieurs, à cheval.
Cinquième Tableau.