‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 393 sur 1577 · SCENE m · texte numérisé non relu

SCENE m

Les Mêmes, LE COLONEL BER l'AUl), mirant.

RERTAUD. Victor, mon enfant! (Changeant de Ion.) Pourquoi d me avez-vous quitte l'école, monsieur?

victor. On nous a laissés sortir pour nous battre, mon père, et j'ai pepré (pie dans un moment comme celui-ci la seule voix qu'il fallait écouter c'était celle de la France! Or, la France criait ;:ii\ armes, mon père, j'ai pris les armes, et me voilà.

BERTAUD. Et tu as bien fait

victor. Tiens, c'est toi, Emmanuel, chirurgien-major! peste! tu n'as pas perdu ton temps.

Emmanuel. C'est une faveur que je ne dois pas à mon mérite, mon cher Victor, ma's aux bontés de l'Empereur.

VICTOR. El l'Empereur e^t toujours bon pour vous, mon père?

BERTAUD, Avant de le qnitter je lui ai demandé la seule chose que je de itasse et il me l'a accordée. Mais il ne s'agii point de ecl , mes .unis, c'est moi votre colonel.

les soldats. Vive le colonel Bertaud !

vive le colonel !

FORTUNÉ. Présent, mon colonel.

RERTAUD. Mes amis, il s'agit tout simplement de nous faire tuer ici; y ètes-\ous disposés ?

lorrain, iout ce que vous ferez nous le ferons, colonel.

plusieurs voix. I/ennemi! l'ennemi!

bertaud. A! ons, mes amis, la charge et en avant; donnons-le tr, une fois pour toutes, une investi -n de plomb cl d'acier.

fortuné. Rqficeloos le moutard! (On ffyltti e l'enfant Uir le Me.)

r.Kiii ALD. El ^ou:, nies enfants, défendez la barrière; c'est une pauvre fortification, je le sais, mais la vraie muraille d'us. e ville c'est ! : n ili ioe de ses enfants. En avant! en avant! (Le canon se rapproche, la fusillade se fait catendiC à d'ux cents pas de la banière. Les hommes da peuple restent eu criant à la barrière.')

LE MABÉCHAL MONCÊÎ; r: ir.nit. En retraite, oies amis, en retraite. Occupez les hauteurs et défen iez les barrières; sans cela, morbleu ! vous vous ferez écharper tous.

Garnissez les maisons, tirez des fenêtres. (On rentre en désordre.) Barricadez-vous! (Au colonel Bertaud.) Quel régiment?

bertaud. Le 2ke, maréchal.

MONGEY. Colonel Bertaud, alors?

bertaud. Oui, maréchal.

moncey. Bon, je n'ai pas besoin ici puisque vous y êtes. Vous promettez de défendre cette barrière?

bertaud. Jusqu'à la mort.

monceY. CVst bien. Mes aides de camp vous apporteront de mes nouvelles et m'apporteront des vôtres. Je suis à la barrière Blanche. Gare! mes amis, gare!

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