‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 423 sur 1577 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Lis Mêmes, CATHERINE, ies Soldats.

CATHERINE. Dites donc, monsieur Victor, est-ce qu'on ne peut p;is aussi vous dii'e un petit mol?

victor. Ab! Catherine, je crois bien.

victor. Es-tu conl> nie, Catherine?

CATHERINE. Oui, monsieur Victor, autant qu'on peut être contente quand on et veuve sans avoir été femme! Quoiqu'il y ait toujours quelque chose là . voyez-vous, dans mon pauvre cœur, qui me dise que je le rêverai un jour. Ah! si j'fitaifl ici mon pauvre Jean Leroux qui a été tué à Leipsiek, si je savais que mon frère Fortuné se porte bion, certainement que je sciais heureuse, parce que wrez-vm», lout aulo;r de moi j'ai de bous amis qui m'aiment bien, et piis jamais l' Empereur ne pa»e près de moi sans me parler, sans me faire un pe it signe de reconnaissance ; il se rappelle Saiut- Dizier, le drapeau autrichien! la mon du pauvre père. Allons, allons ne parlons plus de tout cela, je vous vois alerte, bien poitam, gai, donc mademoiselle France, dose k col . .nel, donc Fortuné lui-même, lout cela va bien"1

\ icroii. Oui, Catherine, tout cela va bien, et lout cela pense à toi aussi.

Catherine. Et puis, j'ai retrouvé un brave garçon nomme Lorrain, de la compagnie de .L'an Leroux, et qui était près de lui quand il est tombé frappé d'une balle. Eh bien! pauvre garçon! c'est à moi qu'il a pensé en tombant; il a dit : Si tu rentres jamais eU Fiance, Lorrain, si lu passes par S.int-Dizier demande ii voir une pauvre lille (ju'on appelait Cath erino Michelin, »t tu lui (lira*. .. que je n'ai qu'un regret, c'es! d ■ n'aioir pas eu le temps de I épouser. Puis, ennuie il fallait battre < n retraite, Lorrain l'a laissé, là: mais ce qui me donne de l'ispoir, c'< si (ju'il n'était pas mort quan I iis se sont dit : adieu!

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