SCENE PREMIÈRE
RAIMOND, LE TAMBOUR, LE TAM- BOUR-MAJOR, Soldats.
raimond. Ah ! ah! il paraît que la consigne est levée pour le général Augereau ; voilà le premier qui passe îa porte, depuis que le général en chef est là dedans avec son épouse qui vient d'arriver de Paris.
le tambour. Ne faut-il pas qu'il rende compte de la reconnaissance qu'il a poussée sur Rivoli, pour l'attaque de demain matin?
RAIMOND. Tu sais ça, tanin? tu es donc du grand conseil , mon petit homme? on tambourine donc les dé ibérations à c't'heure?
le TAMBOUR. El quand ça serait, mille z'yeux! est-ce que je n'ai pas pour ça des baguettes d'honneur?
RAIMOND. Que tu as gagnées au pont de Lo .fi, en battant la charge.
LE TAMBOUR. Fendant que l'autre gagna:t ses galons de caporal en battant l'ennemi. Les avons-nous culbutés ces beaux Autrichiens! et nous sommes- nous requinqués depuis ce temps-là! C'est à notre tour d'être reluisant-; comme des sol* ils, ûcelés comme des \nndi , et rebondis comme ma caisse !. . (Tapant sur le ventre du Tambour-Major.) Pas vrai, mon gros?
le tambour-major. Tapin trop ramifier, voyons, donne la carte; qu'est-ce que notas avons à souper ce soir?
LE tambour. Une oie lotie... hein? s n tu le fumet d'ici?
LE tambour-major. Est-elle bien grasse?
LE TAMBOUR. Je l'a| cb tisieen pensant à toi.
RAIMOND. Alors c'est du chenu! Après?
letambouk. Comment, après? tu n'en as pas encore assez?
RAIMOND. Le menu es! mince, tapin; bicr, nous eûmes quatre services avec extra el supplément ; je veux du dessert, je veux mon café, mon pousse-café, et je paye comptant. (Il jette de l'argent ' Voilà.
LE ta m il R. Mille ..'■• ux! nous so unies tous comme <-a dans L'armée d'Italie; rien
HoN.uuim:.
dit; jamais rien qui sente la maraude, fi
donc! un vice que j'ai t mjours eu en abomination.
RAIMOND. C'est vrai qu'à présent nous i gober eons crânement! «-t cet AI lv " 'liait toujours, je voudrais bien savo qu'il aurait encore à dire... Eh! le voilà justement.