SCÈNE IL
URSULE, seule.
C'est moi qui vis, et c'est lui qui estrçoj t! Pauvre Urbain ! il m'aimait donc bienqu il a renoncé à ce monde du moment où on lui a dit que je n'en étais plus?... Oh! !e Seigneur m'est témoin, Urbain, que pans mes heures les plus désespérées et les plus mortelles, je n'ai pas douté un instant de ton amour, Urbain, tu étais là éleni' llement près de moi, et je te voyais, je t'écoutais et je me disais : Oh ! il faut qu'il me croie morte, puisqu'il ne m'a pas encore retrouvée. Oh ! si j'avais un moyen de lui faire savoir que je suis vivante, si j'avais un moyen de lui faire connaître où je suis! Mon Dieu, mon Dieu, conseil kz-moi, inspirez-moi, mon Dieu! (Grandie* paraîlaufond, pendant qu Ufsulejtrie. Tout à coup Ursule tressaille.) Oh ! qu'est-ce que ceci ? je suis tellement habituée au silence de cette solitude, mon oreille connaît si bien tous les bruits de l'eau dans les profondeurs de ces rochers, du bruit du vent sous ces voûtes... ce n'est ni le murmure de l'eau, ni les plaintes du vent, c'est le pas de deux personnes.... deux personnes... oui!.. Pourquoi donc deux personnes?... cette femme vient toujours seule, d'ai'leurs elle sort d'ici, pourquoi y rentrerait-elle?.. Mon Dieu, pardonnez-moi, mais on dirait que c'est son pas à lui. on dirait que c'est s m pas et celui de Daniel. .. Oh ! mon cœur, ne bats pas si fort, tu m'empêches d'entendre.