PA1LI
grelu. Pardon, c'est sans doute alors à M. le grand-bailli que j'ai l'honneur. . .
de courgemont. C'est moi-même.. .
grelu. Je vous ferai observer alors, feu monsieur le giancl bailli...
de courgemont. Comment feu?
grelu. Non, monsieur l'ex-grand bailli, je vous ferai observer que vous n'avez plus de terres ici. . .
de courgemont. Comment!... plus de terres ! et mes fermes, et mon château ?
grelu. Le* fermes appartiennent à monsieur le sous préfet, et le château a été détruit. .
de courgemont. Mes fermes au souspréfet ! mon château détruit !
grelu. Il n'en re te plus que le pigeonnier.
de courgemont. Un pigeonnier. .. j'ai pour tout domaine un pigeonnier...
joson, qui est resté sur le mur. Un pigeonnier qui est à moi, eh ! là-bas !
de courgemont. A toi!...
joson. Je y élève mes lapins.
de courgemont. Mais c'est inouï.
MUe de vermandois. La France n'est plus reconnaissable aujourd'hui.
blangy, riant. C'est renversant !
le vidame , avec calme, prenant une prise. Renversant, c'est mon opinion.
M1|e de vermandois. Mais qu'allons-nous faire ?
de blangy. Je crois que le plus prudent serait d'entrer à l'hôtel.
grelu. 11 y en a un excellent... vous y trouverez L»n repas tout prêt...
HERCULE. Un repas. ,. (liva va s l' hôtel.)
Mlle de vermandois. Ici, Hercule! (Hercule revient.) Où est ! hôtelier?
GRELU. C'est moi !
mIIc de vermandois. Faites-nous préparer des chambres.
grelu. Des chambres ! c'est que je n'en ai que treis.
de blangy. EU bien ! nous nous en contenterons
grelu. Mais c'est qu'elles sont prises.
mUo de VERMANDOIS. Prises toutes les trois?
grelu. Par une dame arrivée ce malin.
Mlle de vermandois. Alors je veux me mettre en route à l'instant.
de courgemont. Et moi qui ai laissé partir les chevaux qui m us ont amenés. Y a l — il un relai ici, un maître de poste?
GRELU. Le maître de. poste, c'e4 moi ?