FLORA, HERCULE
FLORA. Quel oncle ! quel modèle d'oncle 1 Et un caissier ! comme ça se trouve , nous qui donnons une fête ce i-oir à tout Bordeaux.
hercule. A propos, et nos invitations?
flora. Je les ai faites. J'ai invité les plus jolies femmes , elles vont venir, elles seront travesties, masquées, ainsi que les hommes ; nous danserons sous les charmilles... Une fèteflorentiDe! Duperron, avec toute sa bande de démons, a promis de venir. Il y aura Beauménil, cet homme qui mystifierait le diable s'il s'en donnait la peine; enfin, tous les plaisants de bonne compagnie, tous les élégants, tout ce qu'il y a de riche, déjeune, de spirituel, j'ai tout pris, tout enlevé. Hein! allons-nous rire!
HERCULE. Rire ! mais quand nous sommes venus ici, vous m'aviez dit que c'était pour ne voir personne, pour ne faire autre chose que nous aimer. [S' émancipant.) Oh ! oui, je...
flora. Taisez-vous!
HERCULE. Oui, grand'tante.
FLORA. Hein?
hercule. Oui, chère amie!
flora. J'ai changé d'idée.
hercule. Nous ne nous aimerons plus?
flora. Si, toujours... mais autrement.
HERCULE. Autrement!... Ah ! bien non !
Ah ! bien non!
flora. Taisez-vous ! vous ne savez ce que vous dites... Il faut s'aimer modérément.
HERCULE. Ah ! hast! grand-oncle ne veut pas que nous fassions d'économies.
floua, riant. Biais j'entends des cris de joie, ce sont nos invités. Allez prendre le joli costume qui vous attend.
hercule. Un costume!
ii.ora. Oui, que je vous ai fait préparer... fcepêchez-vous.
HERCULE, imitant le duc. Mademoiselle, venez me voir le malin à Carignan... Je suis le caissier du... [Flora le renvoie en'rianl.)